Depuis le 1er septembre, plus aucune bouteille d’eau en plastique n’est vendue sur le campus de l’Université Laval.

Crème et sucre proposés en vrac pour le café, pailles en plastique supprimées, emballages alimentaires exclusivement recyclables ou offre de contenants et ustensiles réutilisables, l’Université Laval s’est engagée depuis plus d’un an contre l’utilisation des plastiques à usage unique. L’UL vient de franchir une nouvelle étape dans sa démarche en bannissant, depuis le 1er septembre, la vente de bouteilles en plastique d’eau plate sur l’ensemble des 24 points alimentaires de son campus.

Portrait - Stéphanie Vézina

Stéphanie Vézina

«Cette décision est le résultat d’un cheminement et une adaptation de la communauté universitaire et des services alimentaires du campus vers une culture du développement durable pour aller toujours plus loin dans la démarche d’écoresponsabilité», indique Stéphanie Vézina, coordonnatrice d’opérations en alimentation responsable à l’UL. À l’origine: le retrait volontaire des bouteilles d’eau en plastique des ventes dans certains services alimentaires gérés par deux regroupements étudiants, la CADEUL et l’AELIÉS. Cette décision faisait suite à une demande de l’association étudiante Univert Laval qui militait contre ces bouteilles au sein du campus depuis plusieurs années. Son effet boule de neige auprès des autres cafés, comptoirs alimentaires et cafétérias du campus, y compris ceux gérés par Sodexo, amenait finalement la direction de l’UL à entériner la décision de tous les exploitants des services alimentaires et officialiser en avril dernier le retrait pur et simple de ces contenants plastiques.

Pour faciliter le changement, une période de transition de plusieurs mois a permis aux gestionnaires des services alimentaires d’écouler les stocks restants sur place, tout en laissant le temps aux exploitants externes de réfléchir au remplacement des bouteilles d’eau dans les machines distributrices – un remplacement qui s’est finalement porté sur des canettes en aluminium. Cette transition a également offert aux étudiants et employés de l’UL une période d’adaptation facilitée par une campagne de sensibilisation via les réseaux sociaux et autres infolettres de l’Université, les groupes de discussion étudiants, l’affichage à proximité des lieux de vente des bouteilles d’eau en plastique, ou encore le relais de différents médias externes.

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Sucre et lait sont distribués en vrac.

L’offre d’alternatives déjà mise en place depuis près de six ans facilite par ailleurs le changement d’habitude de consommation, qu’il s’agisse de vaisselle réutilisable présente dans tous les services alimentaires ou des 500 fontaines installées sur l’ensemble du campus. Leur utilisation continuera donc à être encouragée notamment dans les menus du jour dont le prix restera majoré si le choix du consommateur se porte sur un breuvage conditionné dans un emballage jetable.

«En tant qu’université, on veut être un leader en matière de développement durable tant pour les collectivités que pour la relève d’étudiants engagés. Cette décision s’inscrit dans le volet alimentation responsable du plan de développement durable de l’UL : notre but est d’apporter des changements de comportement en travaillant ensemble pour avancer toujours plus loin.» D’ailleurs, l’UL travaille en ce sens sur d’autres solutions pour réduire à la source ses matières résiduelles, celles par exemple des services traiteurs proposés à l’occasion d’événements universitaires.


Stéphanie Vézina participera au panel «Consommer moins de plastique, comment mener la transition» lors du Forum Novae – Plastique du 24 octobre. Pour consulter le programme et s’inscrire, cliquer ici.


 Photo de Une: Jonathan Chng

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