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Plastiques à usage unique: quand la pandémie facilite la transition

Par La Rédaction | 4 octobre 2021 | À la une | Entreprise

Alors que la pandémie a exacerbé l’image néfaste du plastique jetable, le contexte est aujourd’hui particulièrement favorable aux entreprises qui veulent passer au réutilisable. Jérome Cliche, de RECYC-QUÉBEC, fera le point sur ces stratégies lors de la Conférence Novae – Plastique, le 19 octobre.

Au début de la pandémie, pour des questions sanitaires on a momentanément interdit les tasses et autres ustensiles réutilisables dans les cafés et restaurants du Québec. Conséquence: la quantité de déchets de plastique a explosé. Mais pour Jérome Cliche, agent de développement industriel chez RECYC-QUÉBEC, cela ne constitue pas un frein à l’adoption du réemploi – au contraire. «Les répercussions de la pandémie sur l’utilisation du plastique ont eu un effet pédagogique: dans un très court laps de temps, le jetable a été très visible, y compris dans des endroits où le réemploi était bien implanté. Tous ces déchets – dans les rues, dans les poubelles… – ont créé un choc et frappé les esprits. Aujourd’hui, l’acceptabilité sociale du réemploi n’a jamais été aussi bonne.»

Le contexte parait donc idéal pour mener une transition dans son entreprise. D’autant que la tendance s’accentue, à voir le nombre croissant d’épiceries en vrac et de commerces proposant une offre «zéro déchet». Mais par où commencer? Quels sont les premiers gestes que devrait poser l’entreprise qui souhaite améliorer son empreinte plastique ? «La première chose à faire est d’inventorier sa consommation de plastique à usage unique, afin d’avoir une idée précise de ce qu’elle représente tant en terme de coût que de volume», répond Jérome Cliche. «Peu d’entreprises et de commerces savent quel coût annuel représentent l’achat, mais aussi l’entreposage et la gestion, de ces produits jetables. Faire cet inventaire peut fournir les arguments en faveur de substituts.»

En effet, à la lumière de ce que coûte l’option jetable, on peut plus facilement évaluer les offres réutilisables sur le marché, telle que La Tasse, la fameuse tasse bleue qu’utilisent aujourd’hui plusieurs centaines d’établissements à travers le Québec, ou Cano (photo de une), et sa proposition plus technologique. «Cano propose un système de traçabilité utilisant un code QR apposé sur chaque contenant. Cela permet de fidéliser et récompenser les clients.»

De telles offres, proposées ici pour le café, pourraient être développées pour les repas. Et c’est d’ailleurs pour stimuler de telles innovations que RECYC-QUÉBEC a récemment lancé deux appels de propositions. Objectif: soutenir financièrement des démarches permettant de réduire l’utilisation du plastique jetable. Le premier programme vise la substitution de plastiques à usage unique par des options de réemploi, le second concerne l’écoconception de nouveaux emballages ou systèmes. Des soutiens à l’innovation dont peuvent bénéficier aussi bien des restaurants et cafés que des marques de produits ménagers ou cosmétiques, par exemple, pour lesquels des approches de contenants réutilisables ou de distribution en vrac pourraient être appliquées.


Jérome Cliche sera notre invité lors de la Conférence Novae – Plastique qui se tiendra le 19 octobre. Détails et inscriptions.


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