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«Coaching et partenariat, deux façons de stimuler l'innovation»

Par Marie Allimann | 1 octobre 2018 | Entrevue

Pour stimuler leurs innovations respectives, grandes entreprises et PME ont tout à gagner à trouver des façons de collaborer.

C’est ce que souligne Marie-Anne Champoux-Guimond, conseillère développement durable et partenariats stratégiques chez Keurig, partenaire du Concours Mouvement, qui met spécifiquement de l’avant ces nouveaux types de collaborations.

La nouvelle version du concours Mouvement met l’accent sur les relations d’affaires entre de plus petites organisations et des grandes entreprises : quels sont les avantages pour chacun de ces acteurs?

Marie-Anne Champoux-Guimond: Les petites entreprises manquent souvent de ressources humaines et financières, ce qui oblige les porteurs de projet à assumer plusieurs taches en même temps. De notre côté, les grandes entreprises, nous avons un bassin important de personnes très qualifiées dans des départements multiples. L’accès à ce type de ressources par le biais de coaching ou d’un programme de partenariat par exemple, tout comme l’accès à nos contacts, peuvent donc être précieux pour ces petites organisations. De plus, c’est très inspirant pour les grandes entreprises de pouvoir travailler avec ces organisations qui développent des produits innovants et efficaces, avec une nouvelle façon de faire.

Quelle expérience avez-vous déjà eu de ce type de collaboration?

Marie-AnneChampouxGuimond

Marie-Anne Champoux-Guimond

L’industrie du recyclage fait face à la nécessité de se renouveler et de trouver des nouvelles façons de faire. Ça nous a amené à collaborer avec de jeunes entreprises qui cherchent à relever ce défi de façon très innovante. Je pense à Green Mantra, en Ontario, qui développe des méthodes en vue de créer de nouvelles résines recyclées à partir de plastique post-consommation. Nous les soutenons dans leur projet d’expansion à travers le Close Loop Fund, un fonds d’innovation pour les entreprises innovantes notamment dans le domaine du recyclage. Leur travail sur une résine en polypropylène de grade alimentaire pourrait un jour nous permettre d’intégrer du plastique recyclé dans nos cafetières, et éventuellement dans nos capsules. Ce soutien nous permet également de nous positionner en tant qu’acteur du milieu du recyclage et de contribuer activement à ce mouvement qu’est l’économie circulaire.

Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition du Concours ?

Je souhaite être inspirée par la mission de ces entreprises, leurs valeurs et leur façon de faire, quel que soit le secteur, même si notre angle touche plus particulièrement le domaine du recyclage. Quand on voit de quelle manière ces petites entreprises sont capables de développer des projets aussi impressionnants, en dépit de moyens limités, ça nous amène à questionner nos propres façons de faire.

Le concours Mouvement amorce sa 4e édition : quel regard portez-vous sur les startups/projets qui ont été propulsés au cours des précédentes éditions ?

Le trait commun entre tous ces projets est d’apporter une solution inspirante et porteuse sous l’angle du développement durable. Ce fil conducteur-là, je le trouve absolument essentiel. Je pense par exemple à Jus Loop [cohorte Mouvement 2016] qui, en transformant des fruits et légumes invendus en jus pressés à froid, a la volonté de mettre en place une économie circulaire; ou La Transformerie [Mouvement 2018], qui agit elle aussi contre le gaspillage alimentaire en produisant des conserves à base de produits d’épicerie voués aux poubelles. Dans un autre secteur, il y a également Autonomik [Mouvement 2018] qui propose un service d’autopartage innovant grâce à une plateforme multiservices pour favoriser la mobilité des personnes isolées et à faible revenu. C’est particulièrement pertinent et le projet connait actuellement un bel envol dans les régions.

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Sélectionnée l’an dernier, La Transformerie lutte contre le gaspillage alimentaire en redonnant une valeur marchande aux invendus.

Quel conseil donneriez-vous à une grande entreprise qui veut collaborer avec une PME/startup, et inversement ?

Les grandes entreprises doivent garder un esprit ouvert en rencontrant les plus petites organisations. Celles-ci n’ont pas forcément une image de marque peaufinée, mais en leur ouvrant la porte, on trouve souvent des petits bijoux qui ont beaucoup de potentiel et qui ont seulement besoin d’être poussés. Les petites organisations doivent quant à elles avoir l’audace de cogner aux portes et de nous approcher pour voir s’il est possible d’établir une collaboration. Je pense que de part et d’autre, on a beaucoup à gagner. Ce type de relation peut être très payant sur le long terme.


PME et organismes, vous avez jusqu’au 9 octobre pour soumettre votre candidature à Mouvement, concours initié par Novae et Loto-Québec, en collaboration avec Cascades et Keurig Canada.



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