Ce mode de transport s’apprête à nous faire voyager dans un tube à la vitesse de l’avion, tout en réduisant notre empreinte environnementale.

«C’est ce que nous promet l’hyperloop, ce mode de transport hyper-rapide et alimenté aux énergies renouvelables», explique Mickaël Carlier  dans sa chronique Innovation sociale, sur les ondes de Radio-Canada.

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Mickaël Carlier, président, Novae

Si l’idée est née il y a une centaine d’années, la matérialisation du hyperloop a été remise de l’avant par l’entrepreneur-visionnaire Elon Musk, l’homme derrière notamment Tesla et SpaceX. «Il s’agit d’un mode de transport terrestre dans lequel on voyagera non pas dans des wagons mais plutôt dans des capsules propulsées dans des tubes à basse pression. Le tout à très grande vitesse : l’hyperloop prévoit des pointes à plus de 1000 km/h! A titre de comparaison, le train le plus rapide du monde, au Japon, a franchi la barre des 600 km/h.»

L’hyperloop ne se destine pas aux voyages inter-continentaux, mais vise plutôt les moyens trajets entre centres urbains d’une même grande région. «On vise ici les trajets de 400 à 1000 km environ, des distances qui, aujourd’hui effectuées en avion, sont relativement chères, peu flexibles et très impactantes sur le plan environnemental. Avec l’hyperloop, on veut connecter les villes – et leurs systèmes de transports locaux tels que métros et bus – en augmentant la flexibilité et la fréquence des trajets.»

Trois entreprises travaillent aujourd’hui à la mise en oeuvre commerciale du Hyperloop. «Deux d’entre elles sont aux États-Unis – dont Hyperloop One qui vient de faire parler d’elle car Richard Branson, le grand patron de Virgin, vient d’y investir et d’entrer à son conseil d’administration. La troisième entreprise est canadienne : TransPod, de Toronto [photo de Une].» D’ailleurs, côté canadien, deux tracés sont sérieusement étudiés : Montréal-Toronto, et Calgary-Edmonton. «TransPod prévoit relier Montréal à Toronto en 39 minutes ! Du côté de la Ville de Calgary, on a ouvertement manifesté de l’intérêt : TransPod pourrait y créer un centre de recherche et une piste d’essai de 4 km d’ici 2021.»

Pour écouter la chronique au complet, cliquer ici.

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