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Quand la ville nourrit ses concitoyens

Par La Rédaction | 7 septembre 2021 | À la une | Ville

L’arrondissement Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles s’est récemment doté d’une toute première politique d’agriculture urbaine. Présentation avec Esther Tremblay et Isabelle Gareau, qui interviendront lors de la Conférence Novae – Alimentation, le 14 septembre.

L’arrondissement Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles, situé dans l’est de Montréal, autrefois reconnu pour son passé industriel, a élaboré et adopté la première politique montréalaise en agriculture urbaine. L’arrondissement avait déjà amorcé ces dernières années diverses initiatives de verdissement et d’accès à des formes d’agriculture urbaine: dynamisation des jardins communautaires, zones libres d’agriculture – des bacs à jardiner disséminés sur le territoire, etc. En 2017, la mairesse de l’époque, Chantal Rouleau, souhaitait aller plus loin avec la création d’une politique d’agriculture urbaine.

En collaboration avec l’organisme communautaire Eco de la Pointe-aux-Prairies (Eco PAP), qui assure notamment le rôle d’écoquartier, un comité de pilotage a été mis en place afin de consulter et mobiliser les organismes locaux, le milieu scolaire, les citoyens, etc. Puis, l’organisme spécialisé Au/Lab s’est greffé à la réflexion qui a mené, au printemps 2020, au lancement officiel de cette toute première politique d’agriculture urbaine de l’arrondissement.

Avec pour objectifs de favoriser la mise en place de projets citoyens, communautaires et commerciaux en agriculture urbaine et ainsi de contribuer à la sécurité alimentaire à travers de nouvelles sources d’approvisionnements locales, cette politique, qui a reçu un Prix Novae 2021, compte atteindre 30 hectares d’agriculture urbaine d’ici à 2030. 

«Les premiers objectifs de ce plan 2020-2022 sont surtout d’établir les bases de ce que nous pourrons effectivement développer dans les prochaines années, dit Esther Tremblay, agente de recherche en développement durable à l’arrondissement. En ce sens, plusieurs modifications ont été apportées à la réglementation – tant pour les volets industriels que citoyens – afin de faciliter l’implantation de futurs projets d’agriculture urbaine.»

Augmentation du nombre de zones libres d’agriculture, installation de nouveaux quais pour la pêche, écopâturage urbain, mise aux normes des jardins communautaires, instauration d’une banque de semences… figurent parmi les premières applications de la politique lors des saisons 2020 et 2021. Mais cette première politique vise surtout à susciter cette mobilisation nécessaire à une démarche à long terme pour une agriculture urbaine sur le territoire de l’arrondissement.

«Notre rôle, depuis le début, consiste à sonder les besoins des citoyens, à mener les consultations publiques, bref à être sur le terrain afin de cibler les meilleurs projets en fonction de notre communauté», indique Isabelle Gareau, coordonnatrice en agriculture urbaine à l’EcoPAP. Dans cet esprit, un appel à projets sera d’ailleurs lancé cet automne pour identifier de futures réalisations.


Esther Tremblay et Isabelle Gareau seront nos invitées lors de la Conférence Novae – Alimentation qui se tiendra le 14 septembre. Détails et inscriptions.


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