Les habitats récréotouristiques du Vertendre misent sur une approche qui allie écodesign, immersion dans la nature et sensibilisation aux ressources.

Le Vertendre est un projet d’écotourisme qui propose en vente et en location des bâtiments écologiques sur un site de plus de 1000 acres de forêt parsemé de sentiers, de lacs et de ruisseaux au pied du Mont-Orford. L’objectif est de vendre des maisons et des refuges écologiques clef en main et d’en assurer un service de location touristique lorsqu’ils sont inoccupés. «Le concept de l’écotourisme était pour nous la meilleure façon de trouver un équilibre entre le développement immobilier et la préservation de ce territoire», souligne Alain Chagnon, président de Vertendre.

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«Nous avons construit notre première maison selon nos propres valeurs écologiques. Il se trouve qu’elle correspondait aux critères Leed, elle est devenue la première maison neuve certifiée Leed platine au Canada.» Mais la certification n’est pas une finalité pour Alain Chagnon. «En tant qu’entreprise commerciale, nous pensons avoir un meilleur impact environnemental en offrant aux gens une expérience dans une habitation écologique. Cela permet de découvrir qu’une telle habitation peut être tout aussi confortable, voire plus, qu’une maison conventionnelle. C’est aussi et surtout une manière de sensibiliser et d’éduquer les visiteurs sur les ressources naturelles.» À cet effet, l’entreprise a placé dans chacun des hébergements des compteurs d’électricité et d’eau qui permettent de sensibiliser les visiteurs sur leur consommation en temps réel. Résultat: «Les gens sont surpris de consommer près de 600 litres d’eau en une fin de semaine, ils ne le réalisaient pas auparavant.»

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La clientèle est jeune et urbaine, souvent composée de jeunes familles. Sa priorité est de profiter avant tout de la nature, mais elle est aussi curieuse de découvrir la manière dont fonctionne un bâtiment écologique. Les maisons, branchées sur le réseau électrique, sont conçues selon les standards Leed de manière à laisser le choix aux propriétaires de les faire certifier. veloElles se caractérisent par exemple par une efficacité énergétique optimisée, la récupération des eaux de pluie ou l’utilisation de matériaux écologiques et locaux.

Les refuges, plus petits, sont isolés dans les bois et inaccessibles en voiture. Ils sont autonomes en eau et en énergie grâce à des panneaux solaires, un poêle à bois et un puit artésien. Leur design mise sur l’aspect ludique, que ce soit le bain à roulette déplaçable sur le balcon ou le lit suspendu au plafond, accessible par un mur d’escalade et une échelle de pompier. Un vélo stationnaire permet de produire une quantité d’énergie capable de recharger des téléphones cellulaires. «C’est symbolique, mais ce vélo a une vocation pédagogique: il permet de prendre conscience de l’impact que nous avons dans la consommation des ressources naturelles.»

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«Au Québec, il est possible de vivre des expériences authentiques dans un grand nombre d’endroits inexplorés avec des natures incroyables. Mais l’écotourisme se développe de manière très artisanale; nous avons besoin d’avoir une vision collective et de regrouper les gens dans ce domaine pour unir nos forces.» En ce sens, Alain Chagnon estime que le développement d’un réseau d’écotourisme dans les régions est essentiel. «Ce serait un moyen de faire connaitre les hébergements d’écotourisme au public et d’offrir un accès facile via des réservations en ligne.»

Alain Chagnon interviendra sur le panel Tourisme lors de la prochaine Conférence Novae qui se tiendra à Québec le 29 mars.

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