Une quinzaine de villes canadiennes se sont déjà lancées dans des projets «anti-asphalte».

« De plus en plus de municipalités mènent des projets visant à retirer de l’asphalte de leurs quartiers, car elles y trouvent là une façon de contrer les effets négatifs de cette ‘minéralisation’ des sols», explique Mickaël Carlier  dans sa chronique Innovation sociale, sur les ondes de Radio-Canada.

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Mickaël Carlier, président, Novae

Car l’urbanisation galopante occasionne plusieurs problèmes directement liés au fait de recouvrir nos sols d’asphalte et autres bétons. «Pensons bien sûr aux îlots de chaleur, ces zones dont la surface conserve la chaleur du soleil, faisant grimper la température de 5, voire 10 degrés! Ou encore les risques accrus d’inondation puisque ces terrains asphaltés, imperméables, ne permettent plus un écoulement naturel des eaux de pluie.»

L’objectif de ce mouvement, porté par l’organisme Green Communities, vise donc à retirer l’asphalte «superflu». «Pensons à nos cours d’écoles, à certaines parties des stationnements ou à des tronçons de ruelles, autant de zones asphaltées qui peuvent être remplacées par de l’herbe, des fleurs, des arbres.»

L’originalité du projet réside aussi dans le fait que ce sont les citoyens eux-mêmes qui retirent l’asphalte, à la main. «Il y a là une image quasi-révolutionnaire! Des citoyens qui brisent le béton à la main ! L’idée ici est d’amener le citoyen à se réapproprier son quartier, à contribuer au dynamisme de son quartier et de son voisinage. Bien sûr, un travail de sensibilisation et d’explication du projet est mené en amont, et l’ensemble du réaménagement du site est fait en concertation, avec les citoyens mais aussi les propriétaires et les instances municipales.»

Une quinzaine de municipalités canadiennes (Toronto, Ottawa, Calgary, Winnipeg…) ont déjà pris part au mouvement. Au Québec, la campagne Sous les pavés, lancée il y a quelques semaines, vise à réaménager une douzaine d’espaces publics dans au moins six régions. «Où que vous soyez, il y a certainement une opportunité pour retirer un peu d’asphalte à côté de chez vous!»

Pour écouter la chronique au complet, cliquer ici.

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Cours d’écoles, stationnement et autres ruelles font l’objet d’opérations «anti-asphalte».

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