En cette période de protectionnisme et de tensions diplomatiques, le «bonheur» des nations pourrait-il devenir un indicateur qui influencerait la façon dont nos pays sont gérés ?

C’est ce que pourrait nous laisser espérer l’émergence d’indicateurs internationaux qui se présentent comme autant de contre-pieds à l’omniprésent PIB (Produit intérieur brut).

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Mickaël Carlier, président, Novae

Dans sa chronique Innovation sociale, sur les ondes de Radio-Canada, Mickaël Carlier rappelle que, dans la foulée du Bonheur national brut, indice créé dans les années 1970 par le Bhoutan, plusieurs indices à portée internationale ont été développés ces dernières années. C’est le cas par exemple du Happy Planet Index et du World Happiness Report.

«On cherche ici à développer des indicateurs qui prennent mieux en compte l’état de bien-être et de bonheur d’une nation, et sa capacité à vivre en une certaine harmonie avec son environnement – autrement dit, sa propension à se préoccuper de son bien-être mais aussi du bien-être des générations qui suivront.» L’objectif : inciter les pays à utiliser ces données dans leurs politiques publiques et, ultimement, contribuer à améliorer les conditions de vie des individus.

Si ces indicateurs ne sont pas parfaits – selon le Happy Planet Index, le Canada arrive à la 85e position, derrière la Serbie, la Syrie et le Pakistan… ! -, ils nous rappellent une chose : «La société humaine ne peut pas simplement être évaluée sur sa capacité à produire des biens et services. En outre si ces indicateurs sont critiquables -tout comme l’est le PIB -, je rappelle, à leur décharge, qu’ils sont récents, même pas 10 ans ; le PIB, lui, a été créé dans les années 1930 ! Il faut se donner du temps pour peaufiner ces concepts.»

Pour écouter la chronique, cliquer ici.

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