Nouvelle vague du commerce équitable, le café infusé à froid de la startup Leeep vise notamment les jeunes actifs.

S’inscrivant dans la nouvelle tendance des cafés infusés à froid, la startup montréalaise Leeep propose depuis le printemps trois versions de «cold brew» équitables et biologiques. «Nous ne nous serions pas lancés en affaires si ce n’avait pas été du café équitable et biologique», indique l’un des cofondateurs de l’entreprise, Dario Iezzoni, qui oeuvre lui-même dans le commerce équitable depuis 17 ans. Leeep, c’est donc avant tout le projet d’un groupe de six amis, désireux de concrétiser leurs valeurs communes sous forme d’entreprise. Le choix du nom évoque l’élan (leap en anglais) que souhaite donner l’entreprise dans sa démarche. D’abord pour les consommateurs: plus sucré et moins amer naturellement, le café infusé 24 heures à froid provoque une stimulation plus rapide comparé à un café préparé de manière traditionnelle. L’élan se traduit ensuite par cette «vision du monde des affaires [qui se veut] la plus exemplaire possible tant dans la réflexion que dans les actions.»

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Les agrumes et le sucre de canne utilisés par Leeep, issus du commerce équitable, proviennent de la coopérative Manduvira au Paraguay

Cette vision se concrétise avant tout dans la sélection d’ingrédients biologiques de qualité qui respecte les petits producteurs et l’environnement dans les trois versions de café Leeep – le Classique, l’Agrumes et le Chaganilla. Le café sélectionné provient de la ferme familiale Chalo en Colombie alors que les agrumes et le sucre de canne sont issus de la coopérative Manduvira au Paraguay. Le chaga, un champignon sauvage de la forêt boréale, est quant à lui prélevé sur les arbres par Réal Lampron, un cueilleur de champignons professionnel. «Notre projet est de créer une relation de solidarité dans le lien comme dans le bien.» Objectif qui se traduit également sur place, à Montréal: Leeep mène certaines de ses activités, comme la recherche et développement, au sein et avec l’aide de la coopérative de solidarité MABrasserie, une microbrasserie de Rosemont; tandis que la torréfaction des grains de café est confiée au micro-torréfacteur artisanal Hatch, une entreprise familiale torontoise spécialisée en infusion à froid.
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«Nous sommes dans une optique qualitative, artisane, authentique, solidaire avec des pratiques collectives et d’économie sociale.» C’est pourquoi Leeep s’adresse, selon Dario Iezzoni, aux consommateurs responsables et avertis, conscients et soucieux de ce qu’ils consomment. Parmi eux, les 20-35 ans en quête d’un regain d’énergie, quel que soit le moment de la journée, préalablement à un exercice physique ou pour compléter un projet.

«Nous avons réalisé jusqu’à présent cinq lots de production; chaque lot de café permet de faire la différence financièrement pour deux familles de producteurs. Notre objectif est de soutenir plusieurs centaines de familles dans le commerce équitable, et c’est ça qui me donne de l’élan!» Ce soutien évoluera au rythme du déploiement de l’entreprise sur le marché et d’une offre de cafés issus d’autres territoires, comme ceux de Chanchamayo au Pérou ou de Gayo de Sumatra en Indonésie, où d’importantes coopératives sont déjà actives. Pour l’heure, Leeep poursuit son déploiement sur le marché québécois, dans les épiceries biologiques et indépendantes, les restaurants et cafés, ainsi que les centres sportifs, avant de viser le reste du Canada et les États-Unis.


Dario Iezzoni et l’équipe de Leeep accueilleront une prochaine Rencontre Novae le vendredi 22 février, de 9h00 à 11h30. Pour s’inscrire, cliquer ici.


 

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