Au Bangladesh, une startup associée au MIT a inventé un stylo dont l’encre est produite à partir de la pollution de l’air.

Après trois ans de recherches scientifiques, la startup Graviky Labs, en collaboration avec une division du MIT Media Lab, a mis au point Kaalink, une technologie permettant de récupérer près de 95% de la pollution présente dans l’air. Son système se place au pot d’échappement des véhicules afin d’y récupérer la suie de carbone émise par la combustion du carburant. Le carbone ainsi capturé est ensuite séparé des autres métaux lourds et des substances cancérigènes, puis est combiné à des huiles pour produire une encre – nommée Air-Ink – qui peut être utilisée sous forme de peinture à l’huile ou en aérosol.

 

 

Cette innovation permettrait à la fois de réduire la pollution de l’air, de recycler le carbone et d’offrir aux artistes muralistes un outil leur permettant de réaliser leur œuvre de manière éco-responsable en diminuant leur empreinte carbone. Une démonstration du Air-Ink a d’ailleurs eu lieu récemment à Hong Kong, une des villes les plus polluées au monde, au cours de laquelle plus de 150 litres de cette encre ont été utilisés.

 

 

airinkmural

Démonstration de la viabilité du Air-Ink à Hong Kong

Kaalink est pour le moment seulement disponible aux démonstrations privées, Graviky Labs étant actuellement en cours de dépôt de brevets afin de protéger son innovation. Une sortie est néanmoins prévue pour la fin de l’année 2016.

Parallèlement, Graviky Labs travaille sur Jackboy, un système qui, connecté à un téléphone intelligent, permettra d’obtenir des informations sur la qualité de l’air et sur l’état de santé de l’utilisateur.

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