Alors que la certification Leed est la plus connue en Amérique du Nord, la norme européenne Haute Qualité Environnementale (HQE) fait ses premiers pas au Canada.

Au début de la semaine, deux spécialistes de la certification, Loïc Angot (Alto2) et Carole Emilie Rampelberg (Cerway), présentaient la certification Haute Qualité Environnementale (HQE) et son potentiel pour le marché québécois. Selon eux, la certification HQE se distingue des autres par l’importance qu’elle accorde aux usagers des bâtiments. En effet, on retrouve la santé et le confort parmi les quatre thèmes autour desquels s’articule la certification. Les deux autres thèmes sont l’énergie et l’environnement, pour un équilibre entre l’humain et l’environnement. « La santé publique constitue de plus en plus une motivation à construire durable. On parle également d’amélioration de la performance humaine parmi les bénéfices d’une construction écologique. Par exemple, un éclairage naturel induirait dans les écoles une réussite scolaire améliorée de 5 à 14%, une productivité accrue de 18% dans les bureaux et, dans les centres d’achat, une augmentation des ventes de 15 à 40% », souligne Loïc Angot, expert des certifications en bâtiment durable et directeur d’Alto2.

Une autre spécificité de HQE est sa flexibilité. Aucune solution architecturale ou technique n’est imposée, c’est-à-dire que les choix sont entièrement justifiés et adaptés au contexte.

La certification s’applique aux nouvelles constructions, aux bâtiments existants et à l’aménagement durable des territoires. Créée en Europe en 1990, on compte maintenant environ 59 millions de m2 carrés certifiés HQE. Actuellement, trois bâtiments au Canada visent l’obtention de la certification HQE, soient le Ryerson Learning Center à Toronto, le Centre Culture et Environnement Frédéric Back à Québec et le projet Le Colibri à Lac-Mégantic.

« La certification HQE est très bien implantée dans plusieurs pays d’Europe. Elle est reconnue et appréciée notamment pour son adaptabilité au contexte local. HQE valorise également la conception intégrée, une approche prisée pour mobiliser l’ensemble des acteurs. C’est pour ces raisons que nous croyons qu’elle répondra aux attentes du marché québécois », explique Carole Emilie Rampelberg, responsable du développement stratégique chez Cerway, l’organisme en charge de l’offre globale de HQE à l’international.

Rappelons qu’au printemps une analyse comparative des trois certifications Leed, HQE et Breeam, a été publiée. Pour lire l’article, cliquer ici.

sur le même sujet

  • infolettre

    Envoyée tous les jeudis