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Envirozone: écodesign vertical

Par André-Anne Cadieux | 5 mai 2011 | Entreprise

Avec ses systèmes de murs végétaux, EnviroZone propose d’intégrer l’écodesign aux aménagements intérieurs et extérieurs.

 

EnviroZone est une entreprise québécoise qui travaille "en hauteur": elle propose des systèmes de murs végétaux intérieurs et extérieurs. Grâce à un système de mousse aérée, les plantes grandissent directement sur des panneaux muraux.

À la tête de cette PME, qui compte parmi ses clients des designers, des architectes et des paysagistes, Éric Bond, un ancien ébéniste à la main verte. "La graine de ma passion a été semée bien avant que je construise mes premiers murs végétaux, dit celui qui, dans son atelier d’ébénisterie, était entouré de quelque 200 plantes. Les plantes, c’est l’histoire de toute ma vie, j’ai nourri cette passion depuis très longtemps."

L’histoire d’Envirozone commence lorsqu’un architecte lui commande une cloison avec des végétaux. "C’est à ce moment que la graine a germé. J’ai inventé un système dans mon atelier en me servant de mon sens de l’ingénierie, de l’hydrologie et des différentes méthodes d’irrigation, tout en tenant compte du design." Après plusieurs années de recherche, EnviroZone voit le jour en 2004.

"Dès le début, je voulais intégrer les principes d’écoconception. J’ai tout de suite réutilisé nos matériaux, acheté des panneaux sans formaldéhyde. J’assistais également à des conférences au Centre d’écologie urbaine de Montréal afin de rester informé."

Aujourd’hui, l’entreprise s’applique à respecter les principes de l’écoconception à chaque étape de vie du produit. "On travaille avec des fournisseurs responsables comme Rotoplast qui fait du rotomoulage avec de la matière recyclée à 100% et locale. On travaille avec des transporteurs réguliers dont on exige que les déplacements se fassent en train plutôt qu’en camion. On cherche également à assurer la traçabilité des produits. Les panneaux de PVC que nous utilisons sont recyclés, envoyés en Estrie pour être transformés en granulés et ensuite réutilisés. Mis à part la quincaillerie, les vis et les boulons en acier, tous nos matériaux sont recyclés."

Éric Bond doit faire face à une réalité dont il se passerait bien : l’effet dissuasif d’un prix élevé. "Écoconcevoir un produit entraîne un coût financier et des prix plus élevés, ce qui dissuade parfois les consommateurs. Les clients veulent des produits environnementaux mais ne sont pas toujours prêts à en payer le prix." Toutefois, le patron d’EnviroZone reste optimiste. "Bien qu’il soit très difficile de trouver des investisseurs, je demeure vraiment confiant dans l’avenir de l’écoconception au Québec. Nous avons les matériaux et les ressources nécessaires, on peut donc théoriquement fabriquer tout ce que l’on veut. Il reste un gros travail à faire en matière de communication ; il faudrait développer des plateformes d’information à l’intention du grand public notamment."


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