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Arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie (Montréal)
Donner une seconde vie à nos frênes

En 2011, le triste constat tombe : au cours des prochaines années, l’infestation d’agrile du frêne obligera l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie à couper près d’un arbre sur trois dans les rues de son territoire. Pour cette seule année, ce sont près de 500 frênes qui devront être abattus. Conscient de l’impact négatif des abattages sur les résidents et sur le milieu de vie, l’arrondissement a souhaité trouver de nouvelles avenues pour valoriser le bois de frêne et donner une seconde vie à cette ressource.

L’arrondissement a choisi de revaloriser le bois de frêne à travers la création de pièces de mobilier urbain. La démarche a permis de valoriser le bois de 250 frênes, à travers la création de 112 pièces de mobilier installées sur le territoire, sans compter les 100 «pas japonais» qui garnissent les ruelles. A cela s’ajoute le bois d’une cinquantaine d’autres frênes qui sera, lui, utilisé pour l’entretien d’infrastructures muncipales.

De plus, ce projet a créé de l’emploi et soutenu deux organismes sans but lucratif tout en ayant inspiré la création de l’entreprise d’économie sociale Bois Public. En outre, 12 jeunes de la plateforme de travail Écolo-Boulot et 20 artisans des Ateliers d’Antoine ont pris part à la construction du mobilier.

L’arrondissement a ainsi modifié ses façons de faire pour appliquer le concept novateur d’économie circulaire pour produire localement des biens et services, tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergie non renouvelables.

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Ville de Montréal
Des trottoirs plus verts

Seulement 30% des 120 000 tonnes de verre acheminées dans les centres de tri du Québec est recyclé, la différence étant envoyée aux sites d’enfouissement qui l’utilisent comme matériau de recouvrement. La Chaire sur la valorisation du verre dans les matériaux de l’Université de Sherbrooke, la SAQ et la Ville de Montréal ont travaillé conjointement afin de trouver une solution à cet enjeu environnemental.  Les travaux de la Chaire ayant démontré que le verre possédait un potentiel intéressant en tant que matériau cimentaire, la Ville de Montréal a initié un projet avec ces partenaires dans le but de développer un nouveau béton où une partie du ciment serait remplacée par de la poudre de verre. Le projet a confirmé que l’utilisation de la poudre de verre permet d’obtenir un béton de qualité durable pour les trottoirs. La Ville de Montréal a alors exigé ce béton avec poudre de verre dans plusieurs de ses projets d’infrastructures ce qui a permis d’incorporer près de 165 tonnes de poudre de verre (l’équivalent de 500 000 bouteilles de vin) dans la construction de 25000 m2 de trottoirs. Suite à ces résultats, cette poudre de verre fera l’objet d’une démarche de certification afin d’encourager d’autres municipalités à intégrer ce nouveau matériau dans leurs devis.

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Rose Buddha
Leggings écoresponsables et éthiques

buddha

À l’ére de la mode vite achetée et vite jetée, la jeune entreprise Rose Buddha va à contre-courant d’une industrie à forts impacts sociaux et environnementaux. Depuis la fabrication du tissu à Laval, jusqu’à la confection à la main à St-Odilon, en passant par le design et l’impression sans solvant du textile, les leggings de Rose Buddha peuvent se targuer d’être écoresponsables et locaux. De plus, ces leggings sont faits d’une fibre composée à 83% de bouteilles de plastique recyclées : 6 bouteilles de plastique sont recyclées dans chaque legging.

Après avoir commencé par une première production de 250 leggings, le succès a mené l’entreprise à rapidement commander 450 morceaux supplémentaires, puis à nouveau 2000 morceaux. Rose Buddha compte également lancer prochainement d’autres produits – sacs, camisoles et tapis de yoga – faits à partir de cette fibre en bouteilles de plastique recyclées.

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