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Produits Forestiers Résolu
Serres Toundra

Le projet, d’un coût de 100 millions$, consiste en la construction et l’exploitation de serres destinées à la production de 45 millions de concombres à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean. À l’origine, le projet découle d’une volonté de la municipalité et d’entrepreneurs locaux de combiner une usine de cogénération d’énergie et une nouvelle industrie pouvant en tirer parti : la serriculture. Produits forestiers Résolu a alors offert d’accueillir le projet sur un terrain près de son usine de pâte commerciale, et de le redéfinir de façon à ce que les serres soient plutôt alimentées en eau chaude par l’usine, afin de combler 25% de leurs besoins de chauffage. À ce premier volet s’en est ajouté un second lorsque Résolu, CO2 Solutions et Serres Toundra se sont associés pour implanter une unité de capture du CO2. Le CO2 récupéré de l’usine – jusqu’à 30 tonnes métriques par jour – est injecté de façon contrôlée dans les serres pour dynamiser la photosynthèse. C’est gagnant-gagnant: la production des serres se fait en continu, et Résolu réduit son empreinte carbone.

Avec 95 % de leur production de concombres déjà vendue à contrat, les Serres sont un succès commercial. Elles sont aussi un succès économique : déjà 100 emplois, et plus de 400 à terme. Du point de vue social, elles démontrent la capacité de Résolu à favoriser une concertation entre les intervenants locaux et la réinvention de l’économie régionale. Et sur le plan environnemental, le projet permet de récupérer une quantité de CO2 équivalant à 11 000 tonnes/an (l’équivalent de 2 300 véhicules retirés de la route chaque année) et contribue à la réduction des GES de Résolu, en baisse de 73% par rapport à l’an 2000.

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Cirque du Soleil
Réduction des émissions de GES

cirque

En 2013, le Cirque du Soleil a mis en place une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) visant à réduire de 15% les émissions directes de GES pour 2016 (à partir de l’année de référence 2009). 2016 a été l’année au cours de laquelle les efforts de la stratégie ont été déployés sur les spectacles en chapiteau, avec comme point de départ le spectacle Luzia, débuté en avril 2016. Pour y parvenir, le Cirque s’est donné l’objectif de se brancher aux réseaux électriques des villes, plutôt que d’utiliser des génératrices pour produire de l’énergie sur les sites des spectacles en chapiteau. La première cible a été le site du Vieux-Port de Montréal, où le Cirque est installé pour une longue période (février à juillet) et durant les mois avec les écarts de température les plus importants. La source d’énergie de ce site étant l’hydro-électricité, les gains au niveau de la réduction des GES sont énormes : réduction de 1 300 tonnes de GES soit de 99%.

Par ailleurs, en collaboration avec l’École de technologie supérieure, le Cirque a effectué l’analyse de l’impact de la couleur du chapiteau sur la température intérieure : alors que dans un chapiteau bleu et jaune, la différence de température entre la scène et le haut du chapiteau peut être jusqu’à 15°C, le chapiteau blanc réduit cette différence de 2 à 3°C. En choisissant dorénavant la toile blanche, l’entreprise améliore le bien-être des employés et artistes, et réduit son empreinte énergétique.

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Air Transat
Programme de gestion du carburant

transat

Air Transat a instauré un programme avancé permettant une réduction de 5 % de ses émissions de C02, démarche qui a permis à l’entreprise d’arriver numéro un en Amérique du Nord au classement de l’organisation internationnale Atmosfair. Ce résultat a été atteint par l’instauration d’un programme de gestion du carburant qui fait appel à la collaboration de tous ses services. L’objectif : améliorer le rendement du carburant et réduire ainsi les émissions de GES. L’entreprise a ainsi mis en place le lavage écologique et plus fréquent des moteurs, ce qui permet de consommer moins de carburant pour une poussée équivalente. Air Transat a aussi procédé à l’installation d’un système de désinfection d’eau par UV, ce qui diminue la quantité d’eau potable embarquée, donc le poids de l’appareil. L’ensemble de ces mesures a entraîné une baisse de 5% de sa consommation de carburant et, en 2016, la mise en place d’un système de suivi de la performance lui a permis une réduction supplémentaire de 0,24 %, soit 1 190 tonnes de carburant de moins (ou 3 750 tonnes de CO2). L’entreprise compte poursuivre ces efforts : par exemple, au cours de l’été, elle fera l’essai d’un nouveau système de roulage autonome pour circuler sur la piste sans utiliser de moteur, ce qui constituerait une première mondiale.

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Tugliq Énergie
Stockage d’énergie renouvelable au Nunavik

tugliq

Alors que le nord du 48e parallèle dépend entièrement du diesel pour ses besoins énergétiques, Tugliq Énergie a mis en opération à la Mine Raglan de Glencore, au Nunavik, un premier volet de stockage d’énergie renouvelable, jumelant 600kW (volant inertiel, batteries Li-Ion, et hydrogène renouvelable) à une éolienne de 3MW. Les objectifs du projet visaient à la fois à éviter une énorme consommation de diesel, à réduire de façon importante les émissions de GES et à créer un important précédent pouvant aiguiller les décisions quant à l’approvisionnement en énergie dans une enclave complètement dépendante du diesel. En 2016, le projet a permis à la mine Raglan de réduire sa consommation de diesel de 2.24 millions de litres, représentant des économies significatives pour cette minière qui est le moteur économique et le plus grand employeur du Nunavik. Du point de vue environnemental, le projet a permis l’évitement de 2400 T CO2eq, équivalent au remplacement de plus de 1,400 automobiles par des voitures électriques sur les routes du Québec. Pour la suite, TUGLIQ Énergie envisage de transférer ce savoir-faire québécois à plusieurs autres mines de l’Arctique et aux 14 communautés du Nunavik.

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