Le composteur Tero, gagnant du concours Mouvement 2018, peaufine son concept et prépare son lancement.

Transformer en trois heures ses déchets organiques en fertilisant naturel prêt à l’emploi, c’est la solution innovante que propose la startup Tero, gagnante du concours Mouvement Novae en 2018. Conçu sous forme d’un petit électroménager que l’on place à même un comptoir de cuisine, cet appareil est une alternative au compostage: il permet de broyer et déshydrater 5 litres de résidus alimentaires pour les réduire jusqu’à 90% de leur volume et obtenir ainsi une matière stable et sans odeur prête à être utilisée pour les plantes et jardins.

(3)-01-Tero Valerie Laliberte et Elizabeth Coulombe pour un prix de Quebecor Boursiers 2018 , vendredi le 19 Octobre 2018 , au pavillon Desjardins de l'université Laval a Quebec. PHOTO:JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI.

Valérie Laliberté et Elizabeth Coulombe, cofondatrices de Tero.

«Gagner le concours Mouvement nous a apporté une grande visibilité, mais aussi de la crédibilité grâce à ceux qui ont cru en notre potentiel», indique Elizabeth Coulombe, cofondatrice de Tero. Car la solution proposée permet à tous les citoyens, en particulier les résidents en appartement, de faire du compost facilement et sans les inconvénients du processus de compostage traditionnel, telles les odeurs ou la formation de larves. Surtout, elle offre une solution pour compenser l’absence de collecte du compost dans la majorité des municipalités au Québec. «Seulement 7% des Québécois ont accès à ce type de collecte. C’est d’autant plus un problème que d’ici à 2020 le gouvernement du Québec compte bannir toutes les matières organiques des sites d’enfouissement, ce qui signifie qu’il ne sera plus possible de les jeter avec le reste des ordures.» Forte de son succès, l’entreprise a depuis été récompensée par d’autres prix dont deux au Gala des Grands Prix Desjardins du Défi OSEntreprendre et une des Bourses Pierre-Péladeau d’un montant de 35000$.

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Après avoir travaillé avec des agronomes afin de confirmer les bénéfices sur les sols du fertilisant obtenu, l’entreprise s’est adressée l’an passé à Solutions Novika, un centre de transfert technologique, afin de réaliser une preuve de concept validant le bon fonctionnement de l’appareil. De plus, elle travaille depuis janvier dernier avec le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), spécialisé en développement de produits, en vue de parfaire la fonctionnalité du produit. «Nous avons fait plusieurs bancs de tests l’hiver dernier et les démarches avancent bien, précise Elizabeth Coulombe. Nous menons depuis cet été des tests avec des citoyens, et si les résultats sont bons, nous pourrons sans doute nous lancer en production.»

Si le lieu de production et la date de commercialisation restent encore à définir, Elizabeth Coulombe assure que les priorités sont d’offrir un appareil à un prix accessible, de qualité, performant et conçu de manière responsable. Pour l’heure, Tero propose aux visiteurs de son site Internet la possibilité de s’inscrire pour être informés du lancement, le 15 octobre prochain, de sa campagne de sociofinancement qui leur permettra de précommander l’appareil Tero; une façon pour l’entreprise d’assurer le financement de la production à venir. Une initiative qui, avant même le lancement officiel de cette campagne, a permis à près de 19000 internautes de manifester leur intérêt et de confirmer l’engouement du public pour un tel appareil.


Les candidatures au concours Mouvement 2020 se tiennent actuellement, jusqu’au 24 septembre. Pour consulter le règlement et soumettre sa candidature, cliquer ici.


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