À l’instar de 400 grandes organisations, Keurig Dr Pepper se fixe 2025 comme échéance pour réduire l’impact de ses emballages.

Moins d’un an après la fusion des deux entreprises, le groupe Keurig Dr Pepper a rendu publique il y a quelques jours une nouvelle stratégie en matière d’emballages responsables, basée sur les collaborations et l’économie circulaire. Son objectif: d’ici à 2025, rendre tous ses emballages 100% recyclables ou compostables, tout en y intégrant également 30% de matières recyclées post-consommation.

La stratégie pourrait se résumer à «l’union fait la force»: le groupe s’est en effet allié à des partenaires influents de l’économie circulaire, soit la Fondation Ellen MacArthur et le World Wildlife Fund (WWF) au niveau international, et l’Institut EDDEC au Canada. Si ces collaborations appuient la crédibilité des engagements de Keurig Dr Pepper, elles lui permettent surtout de participer à un élan plus global pour supprimer la pollution plastique. «Les défis environnementaux sont tellement grands qu’on ne peut agir seuls, souligne Cynthia Shanks, directrice principale, communication et développement durable chez Keurig Dr Pepper. Il est nécessaire de créer un mouvement pour faire évoluer nos engagements individuels vers des actions collectives qui auront des impacts positifs bien plus grands

cynthia

Cynthia Shanks

Une volonté que l’entreprise a d’ores et déjà concrétisé en signant l’Engagement mondial de la nouvelle économie des plastiques, lancé en automne dernier par la Fondation Ellen MacArthur. Keurig se joint ainsi à une coalition internationale de plus de 400 parties prenantes, comprenant des gouvernements, des ONG comme le WWF et d’autres entreprises telles que Nestlé ou Unilever. «La Fondation est un important acteur de changement vers une économie circulaire du plastique, et elle y contribue grandement grâce à la sensibilisation et la communication», précise Cynthia Shanks. C’est d’ailleurs pourquoi les signataires doivent publier annuellement la progression de leurs avancées pour atteindre leurs engagements, notamment celui de rendre leurs emballages plastiques entièrement réutilisables, recyclables ou compostables d’ici à 2025.

Pour faciliter cette transition et aider les organisations à mettre en œuvre leurs engagements, le WWF vient en outre de mettre sur pied ReSource Plastic, un consortium dont Keurig Dr Pepper est l’un des premiers signataires aux côtés de Procter & Gamble, Tétrapack, Starbucks, McDonald et Coca-Cola. «Ce projet vient nous aider à faire des pas de géant; c’est une sorte de centre d’activation qui permet aux organisations de partager les meilleures pratiques, créer des synergies et ainsi multiplier l’impact que chacune pourrait avoir à plus petite échelle.» Un milieu collaboratif qui en pratique pourrait, selon Cynthia Shanks, apporter par exemple des solutions pour augmenter l’offre et la demande du polypropylène recyclé de grade alimentaire, de manière suffisante à l’intégrer dans la fabrication des capsules de café.

C’est d’ailleurs dans cette même logique collaborative que la compagnie travaille avec l’Institut EDDEC et plusieurs autres organisations à la mise sur pieds d’un laboratoire d’accélération sur les plastiques et l’économie circulaire. «Le Québec possède l’un des plus importants bassins de chercheurs et d’acteurs qui ont cette vision commune sur l’économie circulaire. Ce laboratoire nous offre l’opportunité de contribuer de manière concrète et locale au développement de solutions, voire même d’un modèle qui pourra être appliqué au Canada et ailleurs dans le monde.»


La rédaction de cet article a été financée par Keurig Dr Pepper Canada

sur le même sujet

  • infolettre

    Envoyée tous les jeudis