À l’instar des entrepreneurs sociaux qui inventent leur métier, chacun peut oser imaginer une nouvelle forme de société.

Pour sa dernière chronique de l’année, Mickaël Carlier, président de Novae, revient sur quelques tendances qui marqueront 2019. Il y est notamment question de la diminution des déchets dans les activités des entreprises. «L’année 2018 a marqué une véritable prise de conscience collective: on a saisi à quel point la planète croule littéralement sous les déchets – de plastique notamment. A l’instar des mouvements anti-pailles et autres magasins zéro déchet, les entreprises modifieront leurs systèmes de production pour utiliser plus et générer moins de déchets.»

Une autre tendance sera l’influence grandissante des employés comme agents de changement : «Dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, et qui plus est à une époque où l’on a souvent l’impression de ne pas être entendu par les politiques, les employés ont l’occasion de devenir un nouveau pouvoir: plus que jamais ils ont l’occasion d’influencer les organisations et de leur poser des conditions en matière d’implication sociétale. Nous pourrions assister en 2019 à une sorte de ‘rébellion’ des employés!» Ce qui conduira d’ailleurs les entreprises à revoir leur légitimité : «Il ne s’agira plus pour elles de simplement réduire leurs impacts négatifs, mais bien de démontrer leur contribution à la communauté – et pas uniquement sur le plan économique. En 2019, les entreprises seront de plus en plus nombreuses à combiner affaires et enjeux de société.»

«Tous les entrepreneurs sociaux dont je parle au fil de mes chroniques
ont un point commun: ils osent rêver leur métier, ils osent briser le statu quo,
ils osent imaginer une nouvelle forme de société.
»

«Ces avancées sont inévitables: je ne souhaite pas tant que ces tendances se réalisent – cela est une évidence, le mouvement est enclenché. La question est plutôt de savoir à quel rythme elles vont se réaliser. Je souhaite bien sûr que ce soit le plus rapidement possible, et que l’on soit – que vous soyez – de plus en plus nombreux à prendre part à ce mouvement: pas tant pour sauver la planète, ou pour créer une nouvelle économie, ou pour mettre fin éventuellement au capitalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui – tout cela finira par arriver. Faites-le pour vous, pour écouter vos vrais besoins, pour être plus heureux dans une société et à travers un rythme de vie qui, collectivement, nous correspondent davantage.»

«Tous les entrepreneurs sociaux dont je parle au fil de mes chroniques ont un point commun: ils osent rêver leur métier, ils osent briser le statu quo, ils osent imaginer une nouvelle forme de société. Bref, ils rêvent, tout comme je rêve moi aussi comme entrepreneur et comme citoyen – et cela contribue à mon bonheur. Je vous souhaite à tous de rêver – et de réaliser vos rêves. Ce qui constituerait en soi une très belle avancée en terme d’innovation sociale pour 2019!»


Pour écouter la chronique au complet, cliquer ici.


 Photo de Une : Kleiton Silva

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