Alors que l’été a été caniculaire, les ruelles bleues-vertes apparaissent comme une nouvelle façon d’aider nos quartiers à lutter contre les changements climatiques.

C’est ce que présente Mickaël Carlier, président de Novae, à sa première chronique Innovation sociale de la saison, sur les ondes de Radio-Canada. «L’été caniculaire que l’on vient de vivre nous rappelle qu’il est urgent de nous adapter aux changements climatiques.» Et particulièrement les villes, propices aux îlots de chaleur que créent les vastes territoires recouverts d’asphalte. «En ce sens, on a vu émerger depuis plusieurs années le concept de ruelles vertes dans lesquelles on plante arbustes et autres plantes, et que l’on déminéralise en réduisant leur couvert asphalté. Aujourd’hui, on voit un autre mouvement : celui des ruelles bleues-vertes

Le bleu fait bien sûr ici référence à l’eau. «On cherche ici à utiliser « intelligemment » l’eau de pluie. Car aujourd’hui, que se passe-t-il lorsqu’il pleut? L’eau tombe sur nos toits, coule dans nos gouttières et nos drains, pour être dirigée directement dans les égouts. C’est non seulement le gaspillage d’une ressource fournie abondamment et gratuitement ; mais c’est aussi un risque de saturation – et donc d’inondation – que l’on fait peser sur les infrastructures municipales

Le concept de ruelle bleue-verte vise donc à détourner les gouttières et drains des riverains pour rediriger l’eau vers la ruelle, aménagée au préalable de rigoles végétalisées et autres jardins de pluie. « »Verdir » nos villes passe nécessairement par le « bleu »: pour mieux intégrer les plantes et la biodiversité dans nos milieux urbains, il faut respecter le cycle naturel de l’eau

Les avantages d’une ruelle bleue-verte sont nombreux: l’évaporation, lors des périodes de canicule, contribue à rafraîchir le quartier, l’eau s’écoule lentement et désengorge ainsi les systèmes municipaux, l’eau, naturellement filtrée, achemine moins de déchets toxiques vers les stations d’épuration, etc. «Et bien sûr, cela crée des espaces de vie agréables, tout en stimulant la biodiversité dans nos milieux urbains!»


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