Aucun stationnement extérieur, récupération des eaux de pluie, boucle énergétique…: Angus 2 propose une vision moderne du quartier de demain.

Depuis 20 ans, le projet Technopôle Angus vise à revitaliser le parc Angus, dans l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal. L’ambition initiale de créer un parc industriel a depuis évolué pour offrir au site une mixité d’usages combinant bureaux, commerces et résidences. «Les entreprises sont davantage attirées par des locaux installés dans un milieu de vie [animé et créatif], à l’image du Mile End par exemple», indique Daniel Ferland, chargé de projet, développement à la Société de développement Angus. La solution : «la création d’un petit centre urbain associant 50% de commercial à 50% de résidentiel

image centrale brochure finale

La vision du projet Angus – Phase 2 est d’intégrer à ce milieu de vie des bâtiments écologiques certifiés Leed à l’instar des développements antérieurs menés sur le site. Pour ce faire, le concept de cet écoquartier privilégie le partage d’infrastructures communes, ce qui favorise par ricochet les économies d’échelle. Par exemple, une boucle énergétique permet des échanges de chaleur ou d’air climatisé entre les bâtiments en vue de réduire la consommation d’énergie de près de 40%. Les eaux de pluie sont quant à elles détournées du réseau municipal et acheminées vers un bassin de rétention. «L’eau récupérée permet l’arrosage des plantations des parties communes et des cours intérieures ou de laver une voiture dans un stationnement en sous-sol.» D’ailleurs, l’aménagement extérieur a fait l’objet d’une attention particulière. «Il n’y aura aucun stationnement de surface, mais plutôt deux places publiques à chaque extrémité du site: l’une à caractère commercial près des bureaux, l’autre plus résidentielle.» Le bassin de rétention se trouve au centre du quartier, ainsi qu’une érablière urbaine. «En hiver, toute la neige du site est amassée pour former un monticule au centre du boisé, laissant aux enfants la possibilité de jouer au roi de la montagne. À la fonte des neiges, toute l’eau est récupérée.»

Outre l’accès à des services de proximité comme un CLSC, des restaurants, des commerces, des CPE et possiblement une école primaire, les résidences sont conçues pour accueillir les familles. «90 % des deux blocs à condos se composent d’unités de 3 et 4 chambres, et 70 % de ces unités respectent les prix seuils d’abordabilité de logement.» Ce sont des critères qui séduisent: «8 % des personnes ayant déjà réservé une unité de logement, quittent la banlieue pour revenir en ville», un attrait qui devrait avoir un impact financier positif pour la ville. Autres bénéfices pour Montréal: une utilisation minimale de ses infrastructures municipales grâce à la gestion des eaux pluviales sur le site, de nouvelles places publiques sans coût de construction et d’entretien à sa charge, ainsi qu’une réduction des déplacements en voiture favorisée par la mixité d’usages du quartier.

PR_ANGUS 1345_Vue Facade Principale

«Le développement d’un tel quartier ajoute clairement à l’attraction du site. L’offre d’une mixité d’usages nous permet en tant que promoteur immobilier d’accélérer le développement de l’écoquartier et d’améliorer la rentabilité du projet.» Le premier bloc résidentiel devrait être prêt au printemps 2020.


Assistez à la prochaine Rencontre Novae – Angus qui se tiendra à le 28 septembre, en présence de Christian Yaccarini, président de la Société de développement Angus, afin de saisir en détail les dessous et avantages d’un tel projet d’écoquartier.


sur le même sujet

  • infolettre

    Envoyée tous les jeudis