De Seattle à la Reine d’Angleterre, les mouvements anti-pailles en plastique mobilisent de plus en plus.

Les pailles en plastique à usage unique constituent bel et bien un problème environnemental majeur, souligne Mickaël Carlier, président de Novae, dans sa chronique Innovation sociale, sur les ondes de Radio-Canada. «Les pailles, de par leur petite taille, sont difficilement récupérables et recyclables. Or, étant utilisées quelques minutes à peine, il s’en consomme de très grandes quantités : aux États-Unis, ce sont plus de 500 millions de pailles qui sont utilisées chaque jour ! Et une grande quantité se retrouve dans la nature et les océans. Une étude publiée l’an dernier nous révélait que, par notre consommation de poissons, on ingère jusqu’à 11 000 particules de plastique par an.»

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Les grandes quantités de plastique – dont les pailles – causent des ravages sur la faune marine et impactent notre alimentation.

C’est ce qui mène à ces mouvements anti-pailles, à l’instar de la Ville de Seattle qui, depuis septembre dernier, fait partie de la campagne StopSucking qu’a lancé la Fondation Lonely Whale. «Cela a débuté par une campagne de nettoyage qui, en un mois, a permi de récupérer 2,3 millions de pailles. La campagne vise aussi à mobiliser les citoyens pour qu’ils incitent leurs restaurants et bars favoris à abandonner l’utilisation de pailles. D’ailleurs, comme on le voit avec les sacs de plastique, interdits par un nombre grandissant de villes, Seattle compte devenir, dès juillet, la plus grande municipalité à interdire la distribution de pailles à usage unique sur son territoire.»

Si d’autres villes se mobilisent – telles que Vancouver et Winnipeg où ont été menées des campagnes similaires l’an dernier -, des institutions et même la Reine d’Angleterre se sont joints au mouvement. «Depuis le début de février, l’Aéroport de Londres interdit à ses restaurants de distribuer des pailles. Tout comme le petit village écossais de Ullapool, qui les interdisait sur son territoire en décembre, les pailles sont dorénavant interdites à Buckingham Palace: la Reine Elizabeth a annoncé un vaste programme de verdissement des activités royales, incluant l’installation de panneaux solaires, l’utilisation de vaisselle réutilisable… et la fin des pailles en plastique!»

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Extrait de la campagne #StopSucking, de la fondation Lonely Whale.

Chacun peut prendre part à ce mouvement, en réduisant soi-même l’utilisation de pailles et en sensibilisant les restaurants et autres bars qui les placent automatiquement dans les verres. «Et pour les irréductibles, il est possible d’opter pour des pailles en métal, en carton ou… comestibles ! À l’image de la startup newyorkaise LoliWare qui travaille sur une paille compostable et mangeable faite à base d’algues!»

Pour écouter la chronique au complet, cliquer ici.

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La paille compostable et comestible LoliStraw.

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