Alors que la Terre «vit à crédit» depuis le 2 août, le concept d’Overshoot Day peut nous aider à adopter de nouvelles habitudes. 

Si l’on a tous plus ou moins conscience que nos modes de consommation et de production sont exagérés, le concept d’Overshoot Day (ou Jour de dépassement) cherche à rendre plus concrète l’idée de  cette sur-exploitation de la planète, explique Mickaël Carlier dans sa première chronique Innovation sociale de la saison, sur les ondes de Radio-Canada. « Ce Jour du dépassement correspond à la date de l’année où l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an – pensons nourriture, bois, eau, terres utilisées pour l’agriculture ou nos constructions. Autrement dit, c’est l’équilibre – ou plutôt malheureusement le déséquilibre – entre ce que la Nature produit et ce que l’Homme consomme.» 

Une date qui arrive toujours plus tôt : en 2007, le Jour du dépassement était tombé le 19 août ; en 1997, c’était le 2 octobre. On estime donc que depuis mercredi 2 août, l’humanité «vit à crédit» : elle a consommé, en 7 mois, toutes les ressources que la Terre peut produire en une année. « Nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts peuvent absorber en un an. Nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, consommé plus d’eau douce que ce que la Terre peut produire en un an. »

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Mickaël Carlier, président, Novae

Si une telle nouvelle est alarmante, l’ONG à l’origine de ce concept incite à l’action afin de faire reculer cette date fatidique, à travers sa campagne Move The Date. «Selon l’organisme, si on réduit les émissions mondiales de carbone de 50%, on recule la date de 89 jours! L’objectif est bien entendu que cette date soit de nouveau le plus proche du 31 décembre. Or, si nous parvenons à faire reculer ce Jour du dépassement de 5 jours par an, l’équilibre serait à nouveau atteint d’ici à 2050.»

Et pour que chacun prenne part à ce mouvement, le site OverShootDay.org propose de relever quelques défis quotidiens, en matière de transport et d’alimentation notamment. «L’un des défis proposés est d’essayer une recette végétarienne par semaine. Un geste simple mais qui peut avoir un impact majeur : l’empreinte environnementale de la viande de boeuf est jusqu’à 19 fois supérieure à celle de certaines céréales ou certains légumes!»

Pour écouter la chronique au complet, cliquer ici.

 

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