Lumière sur cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui bouscule le commerce de détail en ouvrant des magasins «zéro emballage».  

Alors que 70% du plastique qui se retrouve dans nos sites d’enfouissement provient des emballages alimentaires, l’une des meilleures façons de réduire cette pollution est bien entendu de la réduire à la source, souligne Mickaël Carlier dans sa chronique Innovation sociale, sur les ondes de Radio-Canada. C’est pourquoi l’on voit émerger cette nouvelle vague de commerces dits «zéro emballage».

«Depuis plusieurs années, nous avons déjà adopté une nouvelle habitude : celle d’aller faire notre épicerie en apportant nos sacs réutilisables. Ici, le concept va un peu plus loin : le consommateur vient avec ses contenants vides – pots, bouteilles et autres boîtes – qu’il pèse une première fois lorsqu’ils sont vides, en arrivant au magasin, puis à nouveau lorsqu’il les a remplis, en repartant.»

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Mickaël Carlier, président, Novae

Depuis un peu moins de deux ans, le mouvement gagne en importance : après l’ouverture du tout premier magasin canadien du genre – Green, sur l’île de Salt Spring, en Colombie-Britannique -, une dizaine d’autres ont ouvert leurs portes : Loco et Vrac & Bocaux à Montréal, La Récolte à Québec, Ô Bokal à Saint-Basile-le-Grand, Zero Waste Market à Vancouver – et deux premiers à Gatineau et Ottawa devraient aussi ouvrir d’ici à l’été. 

« Ces entrepreneurs ont un point commun : la plupart d’entre eux ont lu le livre de Bea Johnson, cette Franco-Américaine qui, avec sa famille, a généré moins de 1 kg de déchets en un an. Depuis, elle est devenue une véritable gourou du mouvement zéro déchet, prononçant des conférences un peu partout sur la planète, et inspirant à la fois de nombreux citoyens, mais aussi, comme on peut le voir, des entrepreneurs qui adoptent eux aussi cette vision.»

Alors que ce mouvement se structure de plus en plus, comme en témoigne par exemple l’initiative Circuit Zéro Déchet, qui recense les commerces québécois ayant adopté ces valeurs, il influence aussi certains gros joueurs. «Depuis janvier, sous la pression des consommateurs, Bulk Barn, le plus gros détaillant alimentaire en vrac au Canada, accepte que ses clients apportent leurs propres contenants réutilisables dans les magasins de la chaîne. Un pas de plus vers le zéro emballage!»

Pour écouter la chronique, cliquer ici.

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Bea Johnson (au centre) entourée des quatre fondatrices de Loco, à Montréal.

Photo de Une : ©Laure Caillot – Lauraki, maman zéro déchet

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