Qu’ont en commun le transporteur aérien Transat, l’organisme de verdissement Sentier urbain et la compagnie de taxis électriques Téo?

Il est difficile d’innover, d’être le premier à se lancer sur un marché, d’oser adopter une approche radicalement différente de ce qui se fait habituellement. Ces trois organisations ont toutes, à leur façon, défriché.

Rapide retour en arrière.

Il y a quatre ans, Transat s’est lancé dans un projet fou: recycler deux avions A310, arrivés en fin de vie utile. Démanteler, désassembler, trier, recycler les millions de morceaux de plastique, de métal. Tout ça au Québec, dans une zone protégée de l’aéroport de Mirabel. Le projet a permis de réutiliser ou recycler près de 87% de la masse totale des deux appareils. 87% ! A titre de comparaison, nous, citoyens, collectivement nous recyclons un peu moins de 70%.

Comment dynamiser des zones urbaines délaissées, tant sur le plan social qu’environnemental ? C’est ce à quoi s’attelle l’organisme Sentier urbain. C’est ainsi qu’il a redessiné les abords du Pont Jacques-Cartier, à Montréal : des terrains vacants confrontés à des problématiques sociales propres aux grandes villes (vandalisme, insécurité, consommation de drogue, etc.). Comment? En mobilisant les institutions et acteurs locaux autour d’une «forêt urbaine», pour laquelle on a planté des centaines de plantes et qui a constitué un tremplin économique et social pour de jeunes marginalisés et une population à qui on venait d’offrir un nouveau lieu de détente et de sensibilisation.

Qui ne connait pas l’histoire de Téo? Sous l’impulsion de l’homme d’affaires Alexandre Taillefer, Téo Taxi est arrivé sur le marché québécois à la fin de 2015 avec une offre tout simplement bouleversante: tous ses véhicules sont électriques et ses chauffeurs sont salariés, bénéficiant donc de conditions de travail plus confortables que ce qui est généralement pratiqué. Cela faisant quelques décennies que l’industrie du taxi n’avait pas connu pareil bouleversement.

Teo_Taxi_Taxelco

Pour parvenir à ce genre de résultats, il faut certes une vision et croire en son projet. Mais surtout, il faut se battre chaque jour, chaque minute. Il faut convaincre, ses employés, ses patrons, ses partenaires, tous ceux – et ils sont toujours nombreux! – qui n’y croient pas ou qui ne voient pas comment cela pourrait bien fonctionner. Il faut de la persévérance, pour se lever chaque matin en sachant que de nouveaux obstacles se présenteront au cours de la journée et qu’il faudra, encore, passer par dessus, d’une façon ou d’une autre.

Ceux qui pensent, créent, organisent, défendent ces projets-là, ce sont… des héros ! On ne réalise pas combien c’est difficile de faire aboutir ce genre de projets. De défricher. De bousculer. De briser le statu quo.

Je vous parle de ces trois organisations car elles ont aussi en commun d’avoir remporté le Grand Prix Novae, au cours des trois dernières années. Mais des projets comme ceux-là, des héros de ce calibre, il y en a plus qu’on ne pense. J’en côtoie un bon nombre au quotidien, qu’ils soient entrepreneurs, gestionnaires dans de grandes organisations, employés dans des PME… Avec cette envie de faire bouger – le fameux Think outside the box – et c’est pourquoi il est important, très important, de les mettre sous les projecteurs, de reconnaître cette innovation qui vise à améliorer notre société.

Le 15 juin, on va faire chauffer les spotlights, parce que des héros, on va en célébrer plusieurs! C’est la remise des Prix Novae, c’est la célébration de ces héros, c’est le moment où on se rencontre, on réseaute, on se félicite, et où on prend une grande bouffée d’inspiration et de motivation au contact de ceux qui, comme nous, veulent changer le monde !

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