Et si, pour adopter une alimentation à la fois saine et respectueuse de l’environnement, le grillon devenait l’un de nos ingrédients préférés?  

Comme le souligne cette semaine de Mickaël Carlier dans sa chronique Innovation sociale, sur les ondes de Radio-Canada, l’une des façons de réduire l’empreinte environnementale de notre alimentation consiste à réduire notre consommation de viande. Il nous faut toutefois des protéines. « Et c’est là que le grillon intervient: pour son son important apport nutritif et sa faible empreinte environnementale. Le grillon contient 65% de protéine, alors que le poulet n’en contient que 23% et les oeufs 12%. Et pour produire la même quantité de protéine que le bœuf, le grillon a besoin de 12 fois fois moins de nourriture et de 2000 fois moins d’eau!»

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Mickaël Carlier, président, Novae

On peut se demander si les consommateurs sont disposés à manger du grillon. «Si c’est encore récent et marginal chez nous, rappelons-nous que plus de deux milliards de personnes dans le monde en mangent régulièrement. Pensons à l’Afrique, à l’Asie ou à l’Amérique du Sud.»

Cet enthousiasme a conduit plusieurs entreprises canadiennes à se lancer sur ce marché, proposant des barres énergétiques ou des suppléments alimentaires contenant de la poudre de grillon. Et l’intérêt est manifeste. «Les trois entrepreneurs derrière la marque québécoise Naak viennent de passer à l’émission Dans l’oeil du dragon ; ils ont su séduire deux des Dragons, Caroline Néron et Martin-Luc Archambault. De son côté, la startup Coast Protein, de Vancouver, a levé plus de 40 000$ en sociofinancement. Que ce soit le grand public ou les investisseurs, le grillon comestible suscite beaucoup d’intérêt!»

Pour écouter la chronique, cliquer ici.

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Les fondateurs de Naak, à l’émission Dans l’oeil du dragon.

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