La première semaine canadienne du coworking s’est tenue il y a quelques jours. Une centaine d’espaces de travail partagés ont ouvert leurs portes à travers tout le pays.

«Une centaine d’espaces de travail partagé ont ouvert leurs portes – une trentaine au Québec de Chicoutimi à Lac Mégantic en passant par Québec et Granby, une quarantaine en Ontario, une trentaine en Colombie-Britannique. Objectif : faire la promotion de cette nouvelle façon de travailler, faire découvrir ces lieux d’un nouveau genre, expliquer comment ils fonctionnent», rapporte cette semaine Mickaël Carlier dans sa chronique Innovation sociale, sur les ondes de Radio-Canada.

Pourquoi un tel engouement pour ces espaces de travail partagés? Parce que les travailleurs autonomes, les jeunes entrepreneurs, les fameuses startups sont de plus en plus nombreux, et leurs façons de travailler sont très différentes des grandes entreprises : les horaires y sont souvent plus souples, on favorise les modes collaboratifs, etc. Le coworking vient ainsi répondre aux besoins de ces petites entreprises et de ces travailleurs autonomes qui travaillent beaucoup de la maison ou dans des cafés. « Dans un coworking, on n’est pas tout à fait à la maison, pas tout à fait dans un café, pas tout à fait dans notre propre bureau – et néanmoins un peu tout ça en même temps! Objectif : on décloisonne, on brise les silos de nos propres équipes de travail.»

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Mickaël Carlier, président, Novae

Et on assiste à une sorte de 2e vague de coworking : c’est à dire des coworking spécialisés, notamment en innovation sociale qui visent spécifiquement des entrepreneurs ou entreprises qui ont une vocation sociale, qui cherchent à faire une différence positive dans leur communauté. «Plusieurs de ces espaces ont ouvert leurs portes un peu partout au pays ; pensons à L’Esplanade à Montréal, au Centre for Social Innovation à Toronto, ou bien au Hive ou à Radius à Vancouver: tous ces espaces partagés sont dédiés à des entreprises à impact social.»

Et d’ailleurs, les grandes entreprises aussi s’intéressent au coworking. Que ce soit des banques ou des cabinets d’avocats, nombreuses sont les entreprises qui se rapprochent et s’impliquent auprès de ces communautés particulièrement innovantes, en y envoyant par exemple leurs experts pour coacher de jeunes entrepreneurs ou pour faire partie de jury lors de sélections de startups. «Certaines entreprises financent même des postes de travail ‘solidaires’ : destinés par exemple à de jeunes entrepreneurs sociaux qui n’ont donc pas encore le budget pour se payer un loyer. Ils peuvent donc ici être ‘chaperonnés’ par une grande entreprise qui commandite ou subventionne leur poste de travail pour les premiers mois par exemple. Une façon très concrète d’encourager le démarrage d’une nouvelle entreprise à vocation sociale!»

Pour écouter la chronique, cliquer ici.

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