Si les centres commerciaux, épicentres de la surconsommation, n’ont pas toujours bonne presse, ces établissements peuvent avoir un impact social positif. 

Il n’est pas nécessairement évident d’établir un lien entre centre commercial et innovation sociale. C’est pourtant le sujet cette semaine de Mickaël Carlier dans sa chronique Innovation sociale, sur les ondes de Radio-Canada. « Après tout, ce sont des lieux névralgiques de l’économie et de l’activité de nos grands centres urbains. Alors autant profiter de ce pouvoir d’attraction pour développer une nouvelle forme de rôle social.»

Et c’est ce que font plusieurs établissements, au Canada et ailleurs. Prenons l’exemple du transport électrique, alors que le gestionnaire immobilier Cadillac Fairview annonçait récemment s’associer au réseau électrique FLO afin d’installer des stations de recharge dans 15 de ses centres commerciaux à travers le pays. «Un geste qui n’est pas nécessairement impressionnant en soit, mais dont l’utilité sociétale est indéniable : en devenant un relais pour le transport électrique au Canada, le groupe met à profit sa présence ‘coast-to-coast’ pour faciliter l’adoption de la voiture électrique par le plus grand nombre.»

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Mickaël Carlier, président, Novae

Autre exemple, celui d’un centre commercial suédois qui ne vend que des produits de seconde main. « Ce qui est d’autant plus brillant dans ce concept, c’est que le centre commercial combine aussi un centre de tri municipal : les gens peuvent y déposer les vieux objets dont ils veulent se départir! » La quinzaine de boutiques spécialisées de ce centre commercial permet ainsi d’acheter vélos, équipements informatiques, meubles,… tous issus de la récupération. «Au-delà de la consommation, c’est tout un lien social, toute une nouvelle culture, que développe autour de lui ce centre commercial.»

Des supermarchés coopératifs, ou participatifs, voient également le jour, comme La Louve, ce supermarché parisien où chaque client donne un peu de son temps, et profite ainsi de tarifs réduits. Un concept inspiré de la Park Slope Food coop, ouvert à Brooklyn il y a plus de 40 ans. «Là, chaque membre s’engage à effectuer 2h45 de bénévolat par mois, ce qui permet de couvrir de façon bénévole les trois-quart des tâches nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement, et ce qui permet au final de couper les prix des produits.»

Pour écouter la chronique, cliquer ici.

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Park Slope Food Coop, un supermarché new-yorkais où chaque client donne quelques heures de son temps chaque mois.

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