L’objectif est d’offrir un espace de création et de fabrication permettant d’accompagner les citoyens dans l’élaboration de leurs projets.

Pour rappel un fablab est un laboratoire de fabrication destiné à centraliser les outils de productions dans les villes tout en redonnant du pouvoir aux citoyens. Dans un fablab, chacun peut s’adonner à la réparation d’objets du quotidien, comme des grilles-pain, à l’invention de produits innovants, comme des objects connectés, avec en trame de fond la réduction de l’empreinte environnementale. Afin de stimuler la créativité des citoyens et de leur donner accès à des outils de fabrication numérique, la Ville de Brossard a inauguré la semaine dernière le premier fablab situé sur la Rive-Sud de Montréal, au cœur de la Bibliothèque Georgette-Lepage. Son implantation est financée par le gouvernement du Québec dans le cadre du Plan culturel numérique, à la hauteur de 125 000 $. « On constate que les fablabs se développent beaucoup en Europe et aux Etats-Unis mais encore trop peu au Québec, d’où l’idée d’en installer un ici à Brossard, raconte Maxime Saint-Jacques, coordonnateur du fablab de Brossard. Les fablabs ont une vocation de nivellement vers le haut en matière de connaissances et d’expertises, et permettent une certaine conscientisation des citoyens à l’égard du gaspillage et de l’obsolescence des objets. J’ai hâte de voir les effets positifs que cela va engendrer sur notre communauté. »

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Ce fablab dispose d’un local de 105 m2 qui comprend 32 places assises, 3 tables de travail, une surface de travail centrale, une dizaine de machines dont notamment des imprimantes 3D, des outils traditionnels ainsi qu’une matériauthèque. L’accès est gratuit lorsque l’on possède une carte de bibliothèque. Les seuls frais que les utilisateurs doivent assumer sont ceux liés aux matériaux utilisés. Il n’est pas obligatoire d’acheter les matériaux de la matériauthèque, les usagers peuvent amener leurs propres matériaux et/ou supports, sauf pour les imprimantes 3D dont l’utilisation nécessite d’acheter les matériaux sur place. Par exemple, lors d’une impression avec l’imprimante 3D à résine il faut payer 10¢/gramme.

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L’objectif de la municipalité est de créer un lieu dont toutes les générations pourront profiter afin de créer ensemble, de partager des connaissances et d’acquérir de nouvelles compétences. Ce lieu souhaite ainsi devenir un levier de créativité qui permettra de favoriser l’éclosion du talent de toute une communauté. « Ces lieux ont vraiment un impact social fort, dont l’effet immédiat est le mélange intergénérationnel, précise Maxime Saint-Jacques. Cela créé des liens entre des personnes qui ne se seraient sans doute jamais rencontrées. L’impact social sur le moyen et long terme est d’apprendre constamment de nouvelles compétences tout en développant un sentiment d’autosuffisance. »

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En plus de l’accès au réseau mondial Fablabs Nation, qui partage idées et ressources, le fablab de Brossard proposera une programmation de formations et d’ateliers sur place. Ils permettront notamment d’obtenir des certifications pour la découpe à contrôle numérique, l’imprimante 3D à filament, l’imprimante 3D à résine ainsi que la découpe vinyle. « L’essence des fablabs, c’est de s’installer dans des petites communautés, défavorisées ou non, pour donner le plus de possible de pouvoir aux citoyens, et ce qu’on aspire à faire à Brossard », conclut Maxime Saint-Jacques.

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