Google vient d’annoncer les 10 organismes finalistes à la première édition canadienne de son concours Impact Challenge.

Point commun de ces 10 organismes : utiliser les technologies de façon innovante en vue de rendre le monde meilleur qu’il s’agisse de problèmes alimentaires ou de handicap.

« Nous croyons vraiment au fait que la technologie a le pouvoir de transformer les vies, et ce concours est un moyen pour nous de découvrir et de financer des organismes qui utilisent la technologie de nouvelles façons dans le but de s’attaquer à certains des plus grands défis au monde. C’est aussi une occasion de stimuler et dynamiser l’intérêt des Canadiens envers le travail incroyable des organismes sans but lucratif», raconte Sam Sebastian, vice-président de Google Canada.

Rappelons qu’à travers ce concours, Google.org, le volet philanthropique de Google, versera cinq millions de dollars à 10 organismes sans but lucratif (OSBL) voulant donner vie à leurs idées à caractère sociétal. Après un appel à candidatures lancé cet automne, Google.org vient d’annoncer les 10 finalistes. Cinq d’entre eux recevront la somme de 750 000 $ ainsi que du mentorat offert par Google et Leap, une structure dédiée à l’impact social à Toronto. Les cinq autres organisations recevront un financement de 250 000 $. Au sein de cette première cohorte canadienne, de nombreux enjeux de société sont représentés allant de l’accès à de meilleures ressources d’apprentissage pour les jeunes Autochtones à l’accès à des soins auditifs pour les enfants vivant dans des collectivités éloignées.

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« Les dix projets que nous avons retenus comme finalistes utilisent tous des applications innovantes de la technologie pour résoudre certains problèmes les plus urgents du monde avec un potentiel immense. Ces idées audacieuses font à la fois ressortir l’incroyable talent en matière d’innovation du pays et notre culture d’aide aux autres. La réponse au défi a été impressionnante – plus de 900 organisations ont partagé leurs meilleures idées avec nous ; ces dix projets sont les meilleurs des meilleurs. »

Parmi les domaines d’activités couverts par les finalistes, l’alimentation: Growing North, qui construit des serres où poussent des légumes frais abordables, toute l’année dans le Nord canadien. Ce projet créé à Toronto se base notamment sur la réalité du Nunavut où près de 70% des adultes sont victimes d’insécurité alimentaire. Growing North aborde les questions d’insécurité alimentaire en construisant des serres qui produiront des légumes frais à environ la moitié du prix actuel, sous des latitudes allant au-delà du cercle arctique.

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growing north

Growing North construit des serres pour y faire pousser des légumes frais abordables toute l’année dans le Nord canadien

Autre exemple : le Victoria Hand Project permet de fabriquer des prothèses abordables imprimées en 3D. Cet organisme vient répondre à une réalité où seulement 5% des 40 millions de personnes nécessitant des soins prothétiques ont accès aux ressources dont elles ont besoin. Le Victoria Hand Project vise à fournir des prothèses imprimées en 3D à coût abordable dans les pays à faible et moyen revenu. Grâce à cette technologie, les prestataires locaux de soins de santé pourront fabriquer des prothèses personnalisées dans les pays où les besoins sont les plus grands.

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L’un des cinq gagnants sera élu par un vote du public (qui peut voter jusqu’au 28 mars), les autres seront annoncés lors d’un événement à la fin du mois de mars, à la suite de la présentation de leur projet devant un jury. Parmi les membres du jury, on retrouve notamment la ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly et le joueur de hockey professionnel P.K. Subban. « Le talent du Canada en matière d’innovation et sa culture de l’humanitarisme en font un foyer idéal pour des approches transformatrices du secteur sans but lucratif. Nos attentes étaient très élevées et nous avons été impressionnés: le secteur de l’innovation sociale est à la fois créatif et ambitieux, mais il possède également le savoir-faire technologique nécessaire pour appuyer ses idées. Aujourd’hui, beaucoup d’entrepreneurs en technologie sont motivés par le désir de créer de la valeur sociale. Nous voyons d’énormes possibilités de chevauchement entre la technologie et le changement social », indique Sam Sebastian.

Pour consulter le détail des 10 organismes finalistes, cliquer ici.

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