La CSN a réalisé l’agrandissement de son édifice principal en y intégrant cuisine communautaire et architecture environnementale.

Cette antenne mitoyenne du bâtiment principal de la Confédération des syndicats nationaux, situé au 1601 de Lorimier à Montréal, emplacement qu’occupe l’organisation depuis les années 1980, accueille depuis quelques semaines plus de 250 personnes. « Depuis un certain temps, nous étions contraints de louer d’autres locaux pour accueillir nos nouveaux employés, faute d’espace dans notre bâtiment principal, explique Pierre Patry, trésorier de la CSN. Cela n’était pas la solution la plus rentable pour nous. Nous avons donc décidé d’utiliser le terrain vacant mitoyen à notre bâtiment pour construire une extension de ce dernier. Cela permet de réunir tout nos employés sous le même toit dans l’optique de créer une plus grande cohésion entre les employés. »

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Avec ce bâtiment, dans lequel la CSN s’est installée au début de l’année, l’organisation vise, au minimum, une certification Leed Argent. En effet, l’organisation a mis en place des mesures qui lui permettront de réduire sa consommation d’eau mais aussi de recycler ses eaux usées. Dans la construction, on a également utilisé des matériaux locaux, écologiques et issus de matières recyclées. Enfin, la CSN a procédé à un aménagement écologique du site, entre autres grâce à l’installation de stationnements pour bicyclettes et la mise en place de bornes de recharge pour les véhicules électriques. « Aller chercher ce type de certification est quelque chose de nouveau pour nous, mais cela est totalement cohérent avec nos valeurs et la direction que nous comptons prendre dans notre politique de développement durable. »

Concernant l’offre alimentaire au sein du bâtiment, la CSN a fait appel aux Cuisines Collectives de Hochelaga-Maisonneuve (CCHM), un organisme à but non lucratif dont la mission est de promouvoir une saine alimentation, de favoriser l’autonomie et de développer la capacité d’agir des personnes. « Nous avons effectué un appel d’offres autant vers le secteur privé que vers le communautaire. Nous avons fait le choix du meilleur rapport qualité prix et ce sont les CCHM qui ont été choisies. Le communautaire, ce n’est pas un parent pauvre: nous avons fait le choix de la qualité avant tout, ce n’est pas un cadeau qu’on fait à un organisme, celui-ci s’est véritablement démarqué. De plus, le mandat des CCHM correspondait bien à nos valeurs et nous permettait de décupler notre impact social notamment en offrant des stages aux jeunes en réinsertion professionnelle. » En effet, chaque année, les CCHM mettent en place 4 à 5 cohortes de jeunes qui suivent un apprentissage du métier d’aide-cuisinier et qui effectuent des stages au sein des organisations partenaires. « Cela nous permet de contribuer au développement économique d’une entreprise d’économie sociale, mais ça ne se fait pas au détriment de la qualité. Nous espérons qu’un choix comme le notre fera écho auprès d’autres grandes organisations », conclut Pierre Patry.

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