Après la rivière des Outaouais en 2015 et le fleuve Saint-Laurent en 2016, l’événement créé par la Fondation de Gaspé Beaubien s’attaque cette année à la protection du lac Érié.

Dans le cadre de cette troisième édition du défi AquaHacking, la Fondation de Gaspé Beaubien s’est rapprochée du Water Institute de l’Université de Waterloo, avec qui elle a noué un partenariat de trois ans, alliant recherches sur l’eau et technologies. Pour rappel, le Défi AquaHacking est un défi technologique inspiré des hackathons, où le développement de nouvelles technologies contribue à résoudre une problématique sociétale. Cette année, il se déroulera durant cinq mois à Waterloo, en Ontario. Étudiants dans le domaine de l’eau, hackers, ingénieurs et entrepreneurs de partout au Canada seront appelés à développer des solutions technologiques visant à résoudre des enjeux du lac Érié. « Nous avons choisi de nous attaquer au lac Érié puisqu’il a été sélectionné comme prioritaire par l’Accord Canada Ontario sur la préservation des Grands Lacs, explique Sandro Di Cori, directeur des opérations de la Fondation de Gaspé Beaubien. Il est celui qui subit le plus de déversement de phosphate ; l’un des défis de l’édition de 2017 sera de créer des applications permettant de limiter cette prolifération. »

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Pour la Fondation de Gaspé Beaubien, la santé du lac et de son bassin versant est essentielle à l’économie, aux communautés et aux milieux naturels de la région. « AquaHacking est un mouvement multigénérationnel, multisectoriel et multipartite qui vise la préservation du bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent, et favorise la qualité et la consommation responsable de ces eaux », précise Claude Perras, directeur général de la Fondation de Gaspé Beaubien.

lacs

Un comité de juges experts sélectionnera les gagnants du Défi AquaHacking 2017 en septembre à l’occasion d’une conférence internationale qui se déroulera dans la région de Waterloo sous le thème « le rôle des innovations technologiques liées à l’eau dans l’économie bleue ». Les cinq équipes gagnantes se partageront 75 000 $ et profiteront de places au sein d’incubateurs et d’accélérateurs locaux afin de développer davantage leurs solutions. Une première session d’information aura lieu le 29 mars  afin de permettre aux participants de pouvoir commencer à former des équipes. Les futurs hackers ont alors jusqu’au 14 juin pour déposer leur candidature et répondre à la principale problématique du contrôle des déversements de phosphate dans les Grands Lacs.« Nous allons tout faire pour que cette édition puisse permettre de trouver une solution à cette problématique particulièrement néfaste pour le lac Érié », conclut Sandro Di Cori.

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