L’économie sociale, qui représente 10% du PIB québécois, pourrait devenir de plus en plus présente auprès des Premières Nations.

« Depuis toujours, la structure sociale et culturelle des Premières Nations a pour toile de fond la collaboration et la coopération. Ainsi, la solidarité, le partage, l’autonomie personnelle et le respect des écosystèmes et du territoire font partie des valeurs fondamentales, explique Mickel Robertson, directeur général de la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL). Ce que nous voulons, c’est créer un grand réseau et faire connaître aux Premières Nations les multiples possibilités et avantages de l’économie sociale. »

Selon une étude de l’IRIS, l’économie sociale représente au Québec environ 10% du PIB et plus de 150 000 emplois répartis dans plus de 7000 organismes œuvrant dans une vingtaine de secteurs d’activité.

« Nous sommes convaincus que parallèlement au développement d’entreprises privées et communautaires, le développement d’entreprises d’économie sociale constitue une bonne voie de développement pour les Premières Nations. Le gouvernement et les entreprises privées ne peuvent pas tout faire, les entreprises d’économie sociale sont là pour combler ce manque. » C’est dans cette optique qu’un événement inédit se tient aujourd’hui et demain à Québec afin de promouvoir l’entrepreneuriat et l’impact social au sein des Premières Nations. C’est sous le thème « Inspirer, transmettre, entreprendre » que ce premier Rassemblement des Premières Nations sur l’économie sociale a lieu.

Initié par la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, la CDEPNQL et le Chantier de l’économie sociale, cet événement se positionne comme une activité de réseautage, de mobilisation et de partage des savoirs afin de promouvoir l’économie sociale auprès des Premières Nations au Québec en favorisant la concertation ainsi que le partenariat à l’échelle locale, régionale et nationale. « Il existe déjà des entreprises d’économie sociale au sein des Premières Nations, comme la Coop Pikogan dédiée à la lutte contre la déforestation ou la Coop du Nouveau Québec dédiée au bien-être des communautés du Nunavik. Ce que l’on souhaite, c’est qu’il y ait plus d’organisations de ce type qui voient le jour. » Ce rassemblement, auquel plus de 200 personnes prennent part, réunit des représentants de 26 communautés des Premières Nations et Inuits ainsi qu’un grand nombre d’acteurs de l’économie sociale au Québec. L’objectif: informer et sensibiliser les membres des Premières Nations afin qu’ils puissent structurer davantage leurs activités une fois de retour au sein de leurs communautés. « Le développement économique au sein des Premières Nations est un travail de longue haleine, on devra répéter ce type d’événement afin de voir des effets concrets », conclut M. Robertson.

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