L’organisme communautaire, qui favorise l’intégration sociale par le travail, a inauguré il y a quelques jours ses nouveaux locaux « verts », combinant ainsi impacts sociaux et environnementaux.

Basé sur l’avenue du Mont-Royal depuis plus de 25 ans, l’organisme montréalais Travail Sans Frontières (TSF) s’est vu dans l’obligation de quitter ses locaux. « En plus de payer un loyer en constante augmentation année après année, nous devions également nous occuper de certains aspects logistiques et d’entretien de la bâtisse ; nous ne pouvions plus continuer comme ça », explique Sophie Morin, responsable de la gestion des opérations de TSF.

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L’organisme, par ailleurs propriétaire d’un édifice sur le boulevard Saint-Laurent, a alors décidé de faire le grand saut : détruire complètement cette bâtisse pour en construire une nouvelle qui répondrait à leurs besoins organisationnels et exigences environnementales. « Nous avons déjà un impact social fort dans nos activités quotidiennes, alors pourquoi ne pas avoir un impact environnemental sous notre propre toit ? » Ce nouveau bâtiment, inauguré il y a quelques jours, répond à trois objectifs: un objectif économique puisqu’il va permettre à TSF de rééquilibrer ses finances en diminuant ses dépenses locatives tout en contrôlant ses coûts d’exploitation et en dégageant de l’argent pour des projets de développement. Un objectif écologique en laissant une empreinte positive dans la collectivité puisque le lieu constitue un centre de démonstration en éco-bâtiment et en développement durable. Enfin, un objectif social en démontrant une implication dans le développement urbain de l’arrondissement.

Parmi les caractéristiques du bâtiment, notons les systèmes de chauffage, ventilation et conditionnement de l’air utilisés qui permettent par exemple de récupérer la chaleur de l’air sortant pour préchauffer l’air entrant. Des thermostats et des sondes de température peuvent détecter le nombre d’occupants dans une pièce afin de moduler les températures et le taux de ventilation en conséquence. Une attention particulière est également accordée à la gestion de l’eau via un système qui en contrôle le débit. Enfin, le choix de doter la bâtisse d’un toit vert répond aux besoins de poser une action efficace pour diminuer l’inconfort des îlots de chaleur et diminuer les charges d’électricité reliées à une sur-utilisation de la climatisation.

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Ce tout nouvel immeuble éco-énergétique a vu le jour grâce à une aide financière du gouvernement du Québec de près de 2,6 millions de dollars et un soutien de la Caisse d’Économie Solidaire et du Chantier de l’économie sociale. « D’ici les six prochains mois, nous serons en mesure d’obtenir la certification Leed Or », conclut Sophie Morin.

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