Après la rivière des Outaouais l’an dernier, l’événement créé par la Fondation de Gaspé Beaubien mobilise cette année les communautés autour de la protection du fleuve Saint-Laurent.

S’inscrivant dans la philosophie des «hackathons», où l’informatique collaborative est mise au service d’un enjeu, le défi AquaHacking réunit des jeunes concepteurs numériques, experts technologiques et des experts de l’eau dans le but de développer des applications (web ou mobiles) visant à résoudre un enjeu lié à l’eau. Après une première édition l’année dernière consacrée à la rivière des Outaouais, l’édition 2016 de ce hackathon est dédiée au fleuve Saint-Laurent. Le défi AquaHacking n’est pas un hackathon comme les autres puisqu’il se tient sur plusieurs semaines. « Généralement les hackathons durent une à deux journées et donnent naissance à des maquettes ou des prototypes. Nous avons pris la décision de l’étaler sur une plus longue période parce que nous tenons à avoir des produits fonctionnels à la fin du défi », explique Sandro Di Cori, directeur des opérations de la Fondation de Gaspé Beaubien.

Après les inscriptions lancées en avril, 30 projets ont été sélectionnés, sur lesquels cinq finalistes ont été déterminés le 15 septembre dernier lors de la demi-finale. Parmi les projets retenus, on compte Dronolab qui permet de prendre des échantillonnages d’eau et des photos du fleuve pour en constater le degré d’érosion, ou encore InfoBaignade qui permet de prévoir les conditions de baignade dans le Saint-Laurent. Les lauréats se partageront 50 000$ et bénéficieront aussi de programmes d’accélération au sein des installations d’IBM à Montréal et d’incubation chez Centech-ÉTS et District 3.

Lire aussi : Aquahacking: 13 applications mobiles au service de l’eau

 

Journée de Hackathon sur le design thinking

Journée de Hackathon sur le design thinking

 

La finale aura lieu lors du Sommet AquaHacking qui rassemblera les 6 et 7 octobre acteurs clés de la préservation de l’eau, décideurs politiques, experts terrain, chercheurs, et organismes locaux.  Conférences et discussions y traiteront des déversements et débordements d’eaux usées, de l’adaptation aux changements climatiques pour les riverains du fleuve, de technologie et de créativité au service de l’eau, ainsi que de l’accès aux fleuves et de villes intelligentes. Le ministre David Heurtel, le professeur William Rees, et le maire Denis Coderre en seront les conférenciers vedettes.

« Nous avons connu un très bon succès lors de l’édition précédente, ajoute Sandro Di Cori. River Ranger, une des applications du défi 2015 qui permet, en réseau, de visualiser et partager des informations sur différentes régions, est d’ailleurs utilisée en Ontario et dans certaines régions des Etats-Unis. Cet engouement nous pousse à poursuivre l’aventure ! »

La prochaine édition de l’AquaHacking, qui sera lancée au printemps 2017, devrait viser les enjeux autour du Lac Érié.

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