La bioraffinerie Enerkem devient la première usine certifiée ISCC au monde à convertir des matières résiduelles en biométhanol, offrant à la PME québécoise de nouvelles opportunités d’affaires.

La certification du système ISCC (International Sustainability and Carbon Certification) est un label indépendant qui valide le fait qu’une usine respecte des exigences rigoureuses en matière de développement durable à la fois au plan écologique et social. Enerkem, qui produit des biocarburants et des produits chimiques renouvelables à partir de déchets, a obtenu cette certification pour la production de biométhanol dans son usine commerciale située à Edmonton. « Avec l’ajout d’un module de conversion du biométhanol en éthanol durant la deuxième moitié de 2016, notre bio-raffinerie deviendra également la première à vendre une gamme de biocarburants et produits chimiques renouvelables fabriqués à partir de déchets», indique Tim Cesarek, premier vice-président, Développement des affaires d’Enerkem.

Outre sa portée environnementale, la certification va permettre à l’entreprise basée à Montréal d’élargir son marché. « Nous vendions déjà notre biométhanol comme produit chimique renouvelable en Amérique du Nord mais la certification ISCC nous donne la flexibilité de pouvoir l’exporter comme biocarburant en Europe », explique Tim Cesarek. La certification ISCC s’inscrit dans la stratégie de développement international de l’entreprise dont les investissements effectués depuis 2007 s’élèvent à 400 millions $.

 

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La certification était avant tout nécessaire pour respecter les réglementations européennes. Les biocarburants utilisés en Europe, comme le biométhanol et l’éthanol, ont en effet l’obligation de démontrer qu’ils respectent des critères stricts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de durabilité et de traçabilité de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Ces biocarburants doivent aussi prouver qu’ils sont conformes à une directive européenne qui exige de tous les pays européens qu’ils s’assurent qu’au moins 10 % de leurs carburants de transport proviennent de sources renouvelables d’ici à 2020.

Après son arrivée en Europe, Enerkem prévoit mettre en service en 2018 une seconde usine, à Varennes, sur la rive sud de Montréal. L’entreprise prévoit également s’introduire sur le marché chinois au cours des prochaines années.

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