La jeune entreprise montréalaise Loop arrive sur le marché des jus pressés à froid avec une approche d’économie circulaire qui lui permet d’utiliser des « déchets » comme matières premières.

La startup a établi un partenariat avec Courchesne Larose, un important distributeur de fruits et légumes bien établi au Canada, dans le but de transformer ses déchets en ressources. Ces fruits et légumes, destinés aux sites d’enfouissement parce que considérés comme trop moches, trop mûrs ou en trop grande quantité, sont transformés en jus pressés à froid et pasteurisés par hydrostatique. « Les consommateurs veulent désormais connaître l’histoire derrière un produit. Aujourd’hui le produit ne se suffit plus à lui-même, les consommateurs ont besoin de sentir qu’ils font des choix conscients. Acheter un jus Loop, c’est presque un geste citoyen puisque l’acheteur, par son acte, sauve des fruits et légumes qui étaient destinés aux sites d’enfouissement », affirme le confondateur de Loop David Côté, entrepreneur connu pour avoir créé Crudessence et Rise Kombucha.

Loop projette également de collaborer avec un producteur de nourriture pour animaux afin qu’il incorpore les résidus des jus (fibres de fruits et légumes) dans sa chaîne de valeur et ainsi maximiser l’utilisation de ces produits.

David Côté, Julie Poitras-Saulnier et Frédéric Monette, cofondateurs de Loop

David Côté, Julie Poitras-Saulnier et Frédéric Monette, cofondateurs de Loop

L’utilisation de fruits et légumes de seconde main permet à Loop d’introduire des ingrédients qu’on ne trouve pas habituellement dans les jus pressés à froid, comme le jalapeno, le fenouil, le poivron ou encore la betterave. « L’idée est de proposer à la fois des valeurs socio-environnementales fortes mais également un produit de très bonne qualité », indique Julie Poitras-Saulnier, cofondatrice de Loop. En effet, alors qu’un jus de fruit classique est composé de beaucoup de sucre, le jus de fruit pressé à froid garde l’intégralité du potentiel nutritif des aliments qui le compose et peut être conservé jusqu’à 60 jours. « Ce modèle d’affaires nous permet de remplir notre mission, soit celle d’augmenter l’accessibilité à un produit santé de qualité rempli de nutriments. »

L’aventure entrepreneuriale de Loop a commencé il y a plusieurs mois déjà. L’entreprise a en outre été finaliste cet hiver au concours en innovation sociale Mouvement, où elle a été retenue comme coup de coeur de Cascades, avec qui elle a par la suite établi un partenariat. « C’est extrêmement intéressant pour nous, Cascades nous a donné nos boîtes d’emballages pour la première année et a financé nos matrices d’impression pour l’étiquetage de nos bouteilles. Nous collaborons également sur de la recherche et développement en vue d’incorporer la pulpe de fruits et légumes dans des produits Cascades. »

Alors que Loop lance dans quelques jours une campagne de sociofinancement, ses jus seront disponibles au courant de juin dans près de quarante épiceries de Montréal et de la région métropolitaine. « L’objectif est d’exporter le modèle le plus possible, car la réalité des distributeurs est la même partout: Loop a le potentiel de valoriser 6000 tonnes de fruits et légumes annuellement au Québec. »

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