Célèbre pour avoir déployé sa stratégie du «un pour un», le créateur des chaussures Toms, Blake Mycoskie, investit massivement dans l’entrepreneuriat social.

Rappelons qu’en août 2014, Blake Mycoskie vendait 50% de Toms à Bain Capital pour 200 millions$. À l’issue de cette transaction, il souhaite réinvestir une partie de cette somme dans une cause philanthropique. Cette idée s’inscrit dans la philosophie du « un pour un » développée dès ses débuts, dans le cadre de laquelle pour chaque paire de chaussures vendue, Toms en offre une à un enfant défavorisé.

Ainsi, il lance courant 2015 le Toms Social Entrepreneurship Fund dans lequel il injecte 100 millions$. Objectif: financer des compagnies aux modèles d’affaires innovants qui apportent un changement positif et durable. Pour Mycoskie, il est primordial qu’au sein de ces entreprises l’impact social et le rendement financier soient indissociables afin d’offrir des solutions à un problème social ou environnemental. « Je veux prouver que les entreprises peuvent faire le bien autour d’elles », expliquait récemment Blake Mycoskie à Fast Compagny.

Depuis son lancement, le fond a déjà investi dans 11 compagnies dont Thrive Market qui propose un service gratuit de livraison de produits alimentaires sans OGM ; The Kairos Society, qui a pour objectif de réunir les jeunes entrepreneurs qui résolvent des grands problèmes de société en collaboration avec des entreprises, des influenceurs et des investisseurs stratégiques ; ou encore Change.org, une plate-forme qui permet de lancer des pétitions partout à travers le monde.

Les activités de financement du Toms Social Entrepreneurship Fund ont franchit une nouvelle étape il y a quelques semaine avec notamment d’autres investissements liés directement au domaine de la protection de l’environnement. Ainsi, en novembre, Mycoskie a investi dans Rubicon Global qui propose des services de recyclage et de gestion durable des déchets aux entreprises du monde entier. Le but est de mettre fin au gaspillage tout en donnant plus de pouvoirs aux acteurs locaux. L’utilisateur a par exemple l’occasion de programmer le passage d’un camion-poubelle lorsque son container à ordures est plein.

Le Toms Social Entrepreneurship Fund est constamment à la recherche de nouveaux projets sur lesquels miser si ces derniers répondent aux critères de sélections imposés par le fond. En effet, Blake Mycoskie croit fermement en l’avenir de l’entrepreneuriat social : « Je pense qu’il s’agit du futur du monde des affaires », dit-il.

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