Treize applications mobiles ont été imaginées au cours d’une compétition d’aquahacking — premier événement en son genre au Canada — afin de trouver des solutions aux problématiques de l’eau.

L’événement est organisé par la Fondation de Gaspé Beaubien, dans le cadre du Sommet de la rivière des Outaouais. « C’est la jeune génération de la famille de Gaspé Beaubien qui a décidé d’orienter les actions de la fondation autour de la thématique de l’eau et de la préservation des cours d’eau. Elle souhaitait également que les technologies soient au cœur du projet, d’où l’idée d’organiser un hackaton. La première cible est la rivière des Ouataouais, car c’est la seule rivière transfrontalière au Québec qui n’a pas d’accord de gestion intégrée », explique Dominique Monchamp, directrice générale de la Fondation de Gaspé Beaubien.

La compétition s’est échelonnée sur sept semaines, où les 13 équipes ont travaillé à développer des applications au profit d’une problématique spécifique, choisie parmi les 148 répertoriées lors d’un forum citoyen — parmi elles, la pollution, la biodiversité, le niveau de l’eau, etc. Les équipes sont formées de développeurs, de codeurs et d’experts de l’eau. Un total de 43 hackers participent à la compétition. Ceux-ci étaient recrutés et accompagnés dans le processus avec la collaboration d’IBM.

En plus de développer des solutions technologiques à diverses problématiques, l’initiative contribue à ouvrir les données scientifiques des municipalités et du gouvernement pour que les hackers puissent les organiser et les utiliser.

Parmi les projets développés lors de la compétition, on compte :

  • Un parcours touristique qui retrace les 8000 ans d’histoire de la rivière des Outaouais;
  • Une application qui a pour but de favoriser la mobilisation citoyenne et de regrouper les actions possibles pour préserver la rivière et la nature;
  • La géolocalisation des barrages de castor qui permettra aux municipalités de prédire les impacts sur l’environnement humain et naturel si ce barrage cède et de réagir rapidement;
  • Un projet visant à établir la corrélation entre la malformation des poissons et le niveau de toxicité de l’eau.

À l’occasion du Sommet de la rivière de la rivière des Outaouais qui aura lieu les 29 et 30 mai, le jury du aquahacking, présidé par la documentariste et militante Alexandra Cousteau, dévoilera les trois gagnants de la compétition. Bien que tous les développeurs conservent la propriété intellectuelle de leur invention, ils se sont tous engagés à mettre les licences d’exploitation des applications à la disposition des organisations municipales et des organismes à but non lucratif, pour que ces solutions soient au service de la communauté.

« Aquahacking 2015 est le premier d’une série d’événements qui fera le tour du pays. Au cours des prochaines années, d’autres évènements Aquahacking sont prévus pour différents cours d’eau du Québec et du reste du Canada », mentionne Dominique Monchamp.

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