Alors que 2014 a été riche en initiatives « durables », Novae vous propose un résumé de l’année en 10 coups de coeur.

1- Les déchets se trouvent une deuxième vie
En 2014, la valorisation des déchets aura pris différentes formes et gagné de nouveaux secteurs. Alors que le concept de recyclage électronique intelligent d’Electrobac gagne en importance, grâce notamment à une collaboration avec Bell, Transat dévoilait ses premiers essais permettant le recyclage… des avions. La tendance rejoint aussi l’industrie automobile, alors que l’usine Ford d’Oakville en Ontario est devenue « zéro déchet ». Diverses initiatives ont également été menées pour valoriser les déchets alimentaires: la Ville de St-Hyacinthe est parvenu à utiliser des matières organiques pour alimenter ses véhicules municipaux, alors que l’Université de Montréal et Sobeys s’initiaient au compostage et récupération à grande échelle.

2- La certification équitable gagne les organisations
La certification équitable voit plus grand: après les cafés, thés et autres bananes équitables, ce sont aussi les organisations – municipalités et campus universitaires notamment – qui peuvent obtenir cette certification, confirmant ainsi leurs efforts à favoriser l’accès ce type de produits. En 2014, la Ville de Trois-Rivières a rejoint Sherbrooke et Toronto au rang des villes équitables au Canada, alors que l’Université d’Ottawa obtenait le titre de campus équitable. L’entreprise Mountain Equipement Co-op s’inscrit aussi pleinement dans cette tendance en lançant sa toute première gamme de vêtements équitables.

3- Les entreprises adoptent les technologies propres
Les technologies propres poursuivent leur percée dans les industries québécoises, conduisant à de nouveaux partenariats prometteurs. Parmi ces alliances, citons Cascades qui a inauguré un premier parc solaire, fruit d’une collaboration avec l’entreprise québécoise Rackam, ainsi que la mise sur pied d’une co-entreprise d’Hydro-Québec et de Sony en vue d’optimiser l’utilisation des énergies renouvelables. Diverses initiatives destinées à stimuler le secteur des technologies vertes ont également vu le jour. Parmi elles, la plateforme INNO+ d’Ecotech, un « site de rencontre » qui vise à mettre en relation offres et demandes, et Ecofuel, un programme de soutien aux entreprises en démarrage dans le domaine, qui offre notamment financement, formation et réseautage.

4- La biodiversité s’implante en ville
En 2014, de plus en plus d’initiatives visant à conserver la biodiversité urbaine ont été déployées à travers la ville de Montréal, invitant les citoyens et les entreprises à faire leur part en ce sens. Les Montréalais ont notamment été encouragés à verdir leurs balcons et jardins dans le cadre du programme Mon jardin, d’Espace pour la vie, tandis que des espaces publics de l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie étaient mis à disposition des citoyens pour y pratiquer l’agriculture urbaine. Par ailleurs, dans une volonté de renforcer la canopée et le couvert végétal en ville, une quarantaine d’organisations ont rejoint l’Alliance Forêt urbaine avec pour objectif la plantation de 200000 arbres sur le territoire montréalais d’ici à 2021. Dans la même lignée, le Jour de la Terre invitait les entreprises à s’impliquer dans la plantation de 375000 arbres pour le 375e anniversaire de Montréal.

5- La voiture s’électrifie
Les avancées du véhicule électrique ont été significatives en 2014, à commencer par le Circuit électrique qui a poursuivi son développement sur le territoire québécois: les premières bornes de recharge sur rue ont été installées dans le centre-ville de Montréal, tandis que le premier site inaugurant le corridor Montréal-Québec était ouvert. À l’échelle canadienne, le réseau se développe via les hôtels du Groupe Germain qui s’associait en fin d’année avec le constructeur Tesla en vue d’aménager des bornes de recharge dans ses établissements à travers le pays. Les transports collectifs ne sont pas en reste puisqu’un premier autobus scolaire électrique roule depuis peu sur le territoire de Laval et que le premier taxi électrique de marque Tesla parcourt dorénavant les rues de Québec. Par ailleurs, les recherches dans ce domaine se poursuivent, comme dans le cas de la collaboration entre Alcoa et l’entreprise israélienne Phinergy qui ont présenté cet été un projet-pilote de batterie aluminium-air

6- La finance se veut plus responsable
Si le domaine de la finance a été régulièrement pointé du doigts au cours des dernières années, les pratiques de développement durable y gagne là aussi du terrain. Ainsi, la fondation de l’Université Concordia annonçait se lancer dans l’investissement responsable, allouant une partie de ses actifs à des fonds de placement durables, tandis qu’à la bourse de Toronto un indice boursier ESG était lancé afin de mesurer la performance en développement durable des entreprises cotées. Des outils d’information et de sensibilisation sur les placement responsables ont également été lancés à l’intention du grand public. Parmi eux, le site internet Éthiquette, la plateforme Web de Desjardins PensonsISR ainsi qu’un Club d’investissement responsable du Québec s’adressant plus particulièrement à la relève.

7- Une mobilisation croissante pour la préservation de l’eau 
La qualité des lacs et des cours d’eau fait l’objet de préoccupations à l’échelle mondiale et les entreprises d’ici ont été nombreuses à vouloir faire partie de la solution en 2014. Dans le cadre de son projet Eau bleue, la RBC a annoncé l’attribution de près de 3 M$ à plus de 130 organisations oeuvrant notamment au Canada, aux États-Unis et en Australie. De leur côté, de grandes entreprises dont Cascades et Hydro-Québec se joignaient aux recherches du groupe international Wulca, visant à mieux contrôler l’empreinte de l’eau. Pour sa part, Mountain Equipment Co-op lançait Cap sur l’eau, une plateforme de sensibilisation citoyenne en faveur des lacs et des cours d’eau.  

8- L’architecture verte se diversifie
À l’instar du bâtiment patrimonial de Sun Life et de 124 magasins Target, nombreuses sont les entreprises qui ont opté pour la construction durable, notamment à l’aide de la certification Leed. Mais pas seulement: les projets de 2014 démontrent que les moyens pour favoriser l’architecture verte se diversifient. Il en est ainsi d’IGA qui a ouvert un premier supermarché construit entièrement en bois québécois ou de Desjardins qui a inauguré le mur végétal le plus haut du monde. De son côté Procter & Gamble, en collaboration avec Habitat pour l’humanité, a proposé une vision « sociale » de la construction verte, en mobilisant cent femmes « bâtisseuses » pour des familles montréalaises dans le besoin. Côté académique, l’Université Laval a créé un centre de formation consacré aux domaines de la construction durable.

9- Mobiliser les jeunes
Les jeunes, comme agents de changement, ont été au centre de plusieurs campagnes caritatives et de sensibilisation. West Jet a ainsi permis à des jeunes de communautés isolées de voyager gratuitement pour assister à des événements d’inspiration, tandis que TD récompensait l’implication des jeunes dans leur collectivité. Pour sa part, la Bourse du carbone Scol’ERE, lancée cette année, permet dorénavant aux écoles et à leurs élèves de compenser leurs émissions de GES en participant à des défis. Les enjeux des saines habitudes ont également fait l’objet de nombreuses actions. Par exemple, dans le cadre de son projet Génération plein air, MEC souhaite encourager les jeunes à pratiquer davantage d’activités physiques, tandis que Sobeys et Loblaw s’engageaient à l’égard de la promotion d’une saine alimentation. L’agriculture urbaine a également été un levier de mobilisation utilisé cette année à l’intention des jeunes, à l’instar de ce projet de potager biologique en milieu scolaire mené par les boissons So Nice et l’organisme Evergreen.

10- L’environnement, mais aussi le social
Si plusieurs initiatives répondaient prioritairement à des préoccupations environnementales, les enjeux sociaux ont également été pris en compte par bon nombre d’organisations au cours de l’année. Cela a par exemple été le cas de la SAQ, de l’Association des restaurateurs de rue du Québec et de Danone qui se sont impliquées contre la faim, tandis qu’Aldo lançait une campagne de soutien à la lutte contre le Sida. Autres exemples inspirants : Co-operators s’alliait avec Habitat pour l’humanité Canada  afin de récupérer et donner une deuxième vie à des meubles et ainsi venir en aide à des familles dans le besoin, tandis que Boma Québec initiait un projet de lutte contre l’itinérance dans le centre-ville de Montréal avec la Société de développement social de Ville-Marie. C’est d’ailleurs pour stimuler ce type d’implications et d’autres innovations sociales que L’Itinéraire a lancé cette année le site Web Piste, qui met de l’avant diverses innovations en matière d’alimentation, de logements ou de santé

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