Alors que la Banque mondiale estime que le marché des technologies propres représentera 6400 milliards$ au cours des 10 prochaines années, Ecotech Québec et Deloitte publient un livre blanc pour que les entreprises d’ici s’imposent dans ce secteur.

Ecotech souligne que le secteur québécois des technologies propres, au cœur des enjeux liés aux économies vertes et sans carbone, compte plus de 1000 organisations, incluant quelque 500 entreprises et 200 organismes de recherche, générant plus de 30000 emplois. « Le secteur des technologies propres est compétitif, dynamique et fortement créateur d’emplois à l’échelle mondiale. Le Québec dispose d’atouts considérables qui pourraient lui permettre de se positionner encore plus favorablement dans ce créneau en croissance rapide, mais la concurrence internationale est vive. Il faut saisir les opportunités qui se présentent« , dit Denis Leclerc, président d’Écotech Québec.

Pour ce faire, Deloitte a analysé des pratiques observées dans 6 pays, sondé des grappes de technologies propres en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, et consulté les intervenants du secteur au Québec. Le livre blanc présente ainsi 17 recommandations, destinées autant aux entreprises qu’aux gouvernements. Parmi elles : 

  • Sur le modèle finlandais, inciter les organismes publics à consacrer 1% de la valeur des achats publics à l’utilisation de technologies propres d’ici, et ainsi servir de bancs d’essai et de vitrines technologiques pour les innovations vertes du Québec. 
  • En prenant exemple sur l’Ontario, accélérer et simplifier la délivrance des autorisations gouvernementales, particulièrement les certificats d’autorisation, pour des projets intégrant des nouvelles technologies ayant un impact positif sur l’environnement.
  • Ajuster le crédit d’impôt à la R-D (salaire des chercheurs) à son taux antérieur au Budget 2014-2015, pour les PME, dont les projets liés à la réduction des GES Renforcer les compétences des entrepreneurs en facilitant la création d’ateliers spécifiques ou l’adaptation d’ateliers existants, liés à la réalité du secteur des technologies propres.
  • Contribuer à susciter l’intérêt de fonds d’investissement étrangers susceptibles d’investir dans les entreprises québécoises de technologies propres.

« Le secteur québécois des technologies propres est en phase de structuration et il demeure en croissance. Il fait face à de nombreux défis qui ralentissent son développement, indique Andrée-Lise Méthot, présidente du conseil d’administration d’Écotech Québec. Nous proposons des mesures qui visent notamment à soutenir une culture entrepreneuriale plus ambitieuse.« 

Pour télécharger le livre blanc, cliquer ici.

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