L'Hôpital Notre-Dame, à Montréal, participe à un projet d'économies visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 75%. C’est dans le cadre du plan d'action 2012-2013 pour le développement durable, que le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) qui regroupe 3 hôpitaux à Montréal, soit l'Hôtel-Dieu, l'Hôpital Notre-Dame et l'Hôpital Saint-Luc, que ce projet d'économies d'énergie d’"envergure"est lancé.

L’initiative devrait ainsi permettre des économies d'énergie annuelles récurrentes de 1,7 million$ pour les neuf prochaines années. Sur le plan environnemental, l’Hôpital retirera ses chaudières au mazout lourd et réduira sa consommation de gaz naturel de 62%, diminuant ainsi ses émissions de gaz à effet de serre de 9450 tonnes de CO2 par an, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 2900 voitures compactes. Le projet visera également réduire la consommation énergétique de l’hôpital dans son ensemble de 43,5%. La première phase visait à améliorer l'efficacité énergétique, notamment en revoyant les modes de chauffage du bâtiment, ce qui a pu être complété en six mois.

La centrale thermique a également été rénovée et le bâtiment compte maintenant de nouvelles chaudières à vapeur et à condensation munies d'unités de récupération de chaleur. Pour une gestion optimale de l'énergie, la nouvelle centrale thermique sera équipée de dix thermopompes liées à un champ de géothermie de vingt puits de 180 mètres de profondeur chacune.

"L'implantation d'un champ de géothermie est une des mesures mise de l'avant dans ce projet d'efficacité énergétique, il s'agit d'une source d'énergie renouvelable, explique Frank Pigeon, directeur des services techniques du CHUM. Elle consiste à faire circuler dans un circuit souterrain un liquide qui se réchauffe ou se refroidit selon les saisons avant de l'utiliser dans un système de chauffage ou de climatisation. Pour un rendement optimal, la géothermie doit être intégrée dans un bâtiment performant." 

Le projet prévoit parallèlement remplacer 13000 appareils d'éclairage dans l'enceinte du bâtiment afin de mieux contrôler les dépenses énergétiques et de mieux répondre au confort des usagers. 

Le projet, mené en collaboration avec Énergère un regroupement d'ingénieurs spécialisés en économies d'énergie, représente un investissement de près de 20 millions $. Financé par les programmes d'appui financier du Ministère de la Santé et des Services sociaux, du Bureau de l’efficacité et de l’innovation énergétiques (BEIE), des fournisseurs d'énergie (Hydro-Québec, Gaz Métro). Le projet sera aussi financé par les économies énergétiques réalisées annuellement.

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