À compter de l’été 2013, les oeufs vendus au Québec devront être identifiés par un code permettant de retracer leur provenance. Une mesure qui permettra également de créer un rapprochement entre les consommateurs et les producteurs.

Le code, qui vient d’être annoncé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’alimentation, retracera non seulement la ferme dont les oeufs proviennent, mais aussi l’endroit où ils ont été lavés, mirés, classés et emballés. Ce premier système de traçabilité complet dans le domaine de la production agricole mettra aussi de l’avant l’origine locale du produit, puisque chaque oeuf portera, en plus de son code, la mention de la province d’origine (Québec).

Cette mesure s’inscrit dans le cadre du nouveau règlement "de la ferme à la table", qui entrera en vigueur le 8 juillet. Ce règlement vient modifier celui actuellement en place (Règlement sur les aliments), afin d’établir les exigences minimales concernant la traçabilité des oeufs et de définir les renseignements qui doivent être divulgués sur leur production, leur transport et leur classement.

Cette réglementation devrait en outre permettre d’améliorer la rapidité d’intervention dans des cas d’urgences sanitaires, limitant aussi, par le fait même, les répercussions économiques négatives d’une crise sur le secteur agroalimentaire et assurer une "meilleure protection" de la santé publique et animale. 

Le code apposé sur les oeufs devrait permettre d’accéder, via un site Internet, à des photos de la ferme de production, encourageant ainsi un rapprochement entre les consommateurs et les producteurs.

La Fédération des producteurs d’oeufs de consommation du Québec (FPOCQ) a déclaré avoir bien accueilli cette annonce. "Au Québec, on peut se vanter d’avoir les normes les plus sévères en Amérique du Nord en matière de biosécurité et de salubrité des œufs", a déclaré Paulin Bouchard, président de la FPOCQ.

Le Québec serait actuellement la région en Amérique du Nord où les normes entourant les oeufs sont les plus sévères. Aucun cas de toxi-infection n’aurait été déclaré depuis 13 ans, soit depuis la mise en place d’un programme de salubrité adressé à toutes les fermes de la province.

En matière de traçabilité au Québec, trois catégories de viande sont également soumises à des normes, allant de la ferme à l’abattoir; les bovins, les ovins et les petits et grands cervidés. La volaille et le milieu horticole étudient quant à eux la faisabilité d’un tel système.

Pour consulter le nouveau règlement, cliquer ici.

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